Audemars Piguet dévoile la Royal Oak Chronograph RD#5 : une montre fine à grandes ambitions

Image d'illustration. Royal Oak RD#5Audemars Piguet / PR-ADN
Audemars Piguet présente la Royal Oak Chronograph RD#5, une montre remarquable par sa finesse. Ce nouveau modèle incarne l’excellence technique de la manufacture suisse et vise à repousser les limites en matière d’innovation horlogère.
Tl;dr
- Le Royal Oak RD#5 révolutionne le chronographe extra-plat.
- Nouveau calibre 8100 à mécanisme innovant à crémaillères.
- Série limitée à 150 pièces, prix : CHF 260’000.
Un jalon pour le chronographe moderne
À première vue, la nouvelle Royal Oak “Jumbo” Extra-Thin Selfwinding Flying Tourbillon Chronograph RD#5 d’Audemars Piguet pourrait sembler n’être qu’une variation de plus du modèle iconique. Pourtant, ce garde-temps marque une rupture technique notable dans l’univers des chronographes mécaniques.
Limitée à seulement 150 exemplaires et affichée à CHF 260’000 hors taxes (277 000 euros), cette montre incarne la cinquième – et dernière – étape de la série RD, entamée en 2015.

Image d’illustration. Royal Oak RD#5
Une quête de finesse et d’innovation
Au cœur du boîtier mêlant titane et alliage palladium BMG (Bulk Metallic Glass), d’à peine 8,1 mm d’épaisseur, bat le tout nouveau calibre 8100. Ici, la manufacture du Locle (héritière directe de Renaud & Papi) s’est lancée un défi ambitieux : associer raffinement extrême et expérience tactile inédite. D’après le maître-horloger Giulio Papi, co-inventeur du projet, les poussoirs évoquent la douceur des boutons de volume sur un smartphone – une inspiration revendiquée qui se ressent dès la première manipulation.
La conception a permis de supprimer une couche mécanique traditionnelle grâce à l’usage de crémaillères à ressorts au lieu des marteaux et cames habituels. Cette stratégie, déjà entrevue dans le calendrier perpétuel RD#2, offre un profil aminci sans sacrifier ni robustesse ni confort d’utilisation.
L’audace technique au service de l’utilisateur
Contrairement aux chronographes classiques où l’énergie du reset provient directement des boutons, le RD#5 stocke et libère cette énergie grâce à trois crémaillères actionnées par le barillet. Ce choix aboutit notamment à :
- Un déclenchement instantané du compteur minutes.
- Un ressenti fluide et quasi « digital » au niveau des poussoirs.
- Une simplification mécanique propice à une industrialisation haut-de-gamme.
Autre détail marquant : les nombreuses pièces minces (leviers, ressorts) sont fixées par clips plutôt que par vis traditionnelles, optimisant ainsi le montage et l’entretien.

Image d’illustration. Audemars Piguet Royal Oak rd5Audemars Piguet / PR-ADN
Mouvement squeletté et esthétique raffinée
Loin des codes esthétiques habituels du “Jumbo”, ce modèle s’inspire clairement des mouvements signés APRP ou présents chez Richard Mille. La grande ouverture sur les éléments du mécanisme n’est pas qu’un choix stylistique : il permet aussi un allègement fonctionnel. Enfin, la lunette en palladium BMG ainsi que le cadran bleu “petite tapisserie”, ponctué d’index or massif signature pour les 150 ans de la marque, soulignent l’exclusivité de la pièce.
Dans un marché saturé d’annonces techniques parfois gadgetisées, la RD#5 pose une pierre angulaire pour la prochaine décennie horlogère : celle où ingénierie pointue rime enfin avec plaisir quotidien.