Urwerk dévoile l’ultime version de sa SpaceMeter UR-10 en bleu

Image d'illustration. Urwerk Spacemeter UR-10 BleuUrwerk / PR-ADN
Urwerk présente la dernière version de son emblématique UR-10 SpaceMeter, déclinée en bleu. Cette montre d’exception signe l’aboutissement d’une série désormais achevée, marquant un jalon dans l’histoire de la marque horlogère suisse.
Tl;dr
- Édition finale UR-10 SpaceMeter : 25 pièces en bleu.
- Mesure les mouvements terrestres en mètres via trois compteurs.
- Design et complications inspirés par l’astronomie et la mécanique.
L’innovation horlogère à l’épreuve de l’espace
S’aventurer sur les terres de Urwerk, c’est déjà accepter d’être bousculé. Pourtant, lorsque la maison indépendante, fondée par Martin Frei et Felix Baumgartner en 1997, a lancé la UR-10 SpaceMeter, même les amateurs avertis ont été pris de court. Un cadran rond ? Des aiguilles classiques ?
D’emblée, certains y ont vu un virage inattendu dans la galaxie esthétique d’Urwerk. Mais le génie du constructeur réside justement dans sa capacité à brouiller les pistes : derrière cette sobriété apparente, le spectacle est ailleurs.

Image d’illustration. Urwerk Spacemeter UR-10 BleuUrwerk / PR-ADN
Un hommage mécanique à la planète bleue
En soulevant le capot de cette pièce, on découvre une véritable ode à l’astronomie. Directement inspirée d’une horloge astronomique restaurée par le père de Felix Baumgartner, la montre s’affiche comme un authentique « instrument de conscience cosmique ». Trois sous-cadrans complexes – loin d’être purement décoratifs – offrent une lecture inédite des mouvements de la Terre dans l’espace.
À deux heures, le compteur dédié à notre planète mesure chaque tranche de 10 km parcourue lors de sa rotation quotidienne, par paliers de 500 mètres. À quatre heures, un second affiche les kilomètres avalés au fil de l’orbite terrestre autour du Soleil, cette fois par bonds de 20 km jusqu’à mille kilomètres. Enfin, à neuf heures, un troisième compteur combine ces deux dynamiques sur une double échelle synchronisée.
Détails techniques et signature esthétique
Ce qui frappe ensuite, c’est le contraste entre ce cœur sophistiqué et un design sans compromis : boîtier octogonal en titane sablé, couronne située à midi et épaisseur réduite (7,13 mm hors verre) rappellent discrètement la famille UR-100. Le cadran bombé arbore un bleu profond rehaussé d’un satiné circulaire, tandis que l’affichage des distances s’appuie sur des aiguilles luminescentes aux pointes ajourées. Pour guider le regard :
- L’indicateur central affiche heures et minutes avec des aiguilles « seringue »,
- Chaque compteur secondaire creuse encore l’écart entre tradition et innovation,
- L’ensemble est complété par un bracelet titane à maillon unique doté d’une boucle déployante.

Image d’illustration. Urwerk Spacemeter UR-10 BleuUrwerk / PR-ADN
Mouvement breveté et ultime édition limitée
Retourner la montre révèle alors tout l’attachement d’Urwerk au dialogue entre technique et poésie : rotor central bleu ajouré souligné d’une échelle périphérique 24 heures pour suivre une révolution complète de la Terre ; sous cet ensemble vibre le mouvement développé avec Vaucher Manufacture. Un module additionnel signé Urwerk y intègre le système breveté des Turbines Dual Flow, deux hélices superposées tournant en sens inverse pour ralentir puis protéger le mécanisme automatique (43 heures d’autonomie). Signalons enfin que seulement 25 exemplaires verront le jour pour cette édition finale – proposée au tarif public hors taxes de 70 000 CHF.
Impossible donc de réduire la UR-10 SpaceMeter à son classicisme apparent : elle demeure avant tout une déclaration d’amour au temps… et à ceux qui cherchent encore à percer ses mystères.