Zenith x Naoya Hida, une G.F.J. rare qui relance le double-signed

Zenith x Naoya Hida GFJ Calibre 135 Double Signed 2026Zenith et Naoya Hida / PR-ADN
Zenith signe avec Naoya Hida & Co. une G.F.J. en platine tirée à 10 exemplaires, portée par le légendaire calibre 135 remis au goût du jour.
En bref
- Zenith lance son programme Double Signed
- Première collaboration avec Naoya Hida et Co.
- Seulement 10 pièces en platine
Zenith ne sort pas seulement une nouvelle montre, la maison ouvre un nouveau chapitre avec son programme Double Signed. Et pour l’inaugurer, la manufacture du Locle a choisi Naoya Hida et Co., nom respecté de l’horlogerie indépendante japonaise. Le résultat, c’est une G.F.J. en platine produite à 10 exemplaires, affichée à environ 61 000 euros (58 900 CHF).
Un programme inédit pour une pièce déjà très convoitée
L’idée du double marquage n’a rien d’anodin. Historiquement, ce type de montre célébrait l’alliance entre une grande manufacture et un détaillant influent, et ces pièces sont devenues parmi les plus désirables du marché. Zenith reprend ce principe, mais en le déplaçant vers des collaborations avec des horlogers indépendants.
Pour ce premier essai, le choix de Naoya Hida et Co. est assez fin. La rencontre aurait commencé lors d’une visite de Romain Marietta, directeur produit de Zenith, dans l’atelier tokyoïte de Naoya Hida. Fondée en 2018 à Tokyo, la marque japonaise s’est vite taillé une place à part grâce à une exécution méticuleuse, des proportions très justes et un goût assumé pour l’horlogerie du milieu du XXe siècle.

L’esthétique japonaise s’invite dans la G.F.J.
La montre reste clairement une G.F.J., mais on y lit les codes de la NH Type 2 de Naoya Hida. Le boîtier en platine mesure 39,15 mm de diamètre pour 10,5 mm d’épaisseur. Cornes étagées, lunette fine polie, présence discrète, étanchéité de 50 mètres, tout va dans le sens d’une montre habillée pensée pour la précision.
Le cadran, lui, pousse plus loin la signature japonaise. Réalisé en argent massif, il reçoit des signatures, index et marquages gravés à la main par Keisuke Kano, puis remplis d’une laque urushi bleu profond, presque noire selon la lumière. Les aiguilles des heures et des minutes sont usinées dans l’or massif puis polies à la main, quand la petite seconde à 6 heures adopte un acier bleui à chaud. C’est sobre, mais très vivant.
Le calibre 135 reste le vrai centre de gravité
Le cœur de la pièce reste le calibre 135, visible par le fond saphir. Conçu en 1948 par Ephrem Jobin pour les concours d’observatoire, ce mouvement a bâti sa réputation sur une architecture entièrement tournée vers la chronométrie, avec grand balancier et barillet généreux. La version 135-O a décroché plus de 230 distinctions, dont cinq victoires consécutives à l’Observatoire de Neuchâtel entre 1950 et 1954.
La version moderne reste fidèle à cette base tout en ajoutant ce qu’il faut de technique actuelle. Fréquence de 18 000 alternances par heure, spiral Breguet, régulateur à double flèche de Charles Fleck, réserve de marche portée à 72 heures, stop-seconde, protection antichoc renforcée et réglage à +/-2 secondes par jour avant certification COSC. Les finitions, avec ruthénium sombre, gravures dorées, anglages main et larges Côtes de Genève, sont à la hauteur.

Trois bracelets japonais, dix montres seulement
Zenith livre cette édition avec trois bracelets d’inspiration japonaise, un cuir Himeji Kurozan laqué à l’urushi, un bracelet en cuir Wagyu fabriqué à Kyoto et un strap indigo en denim de Kaihara. Chacun reçoit une boucle ardillon en platine gravée G.F.J.
Bref, la rareté ne fait ici aucun doute. Dix pièces, pas une de plus, pour une montre qui relit un très grand mouvement de concours à travers l’œil d’un indépendant japonais. Et pour Zenith, c’est aussi une manière assez habile de donner de l’épaisseur à sa relance anniversaire du calibre 135.