En bref
- JW Marriott ouvre un camp au Kenya
- La réserve protège de nombreux rhinocéros
- Safaris, spa et pension complète inclus
Le vrai sujet, ici, n’est pas seulement une nouvelle adresse signée JW Marriott. C’est son implantation dans la Solio Game Reserve, au Kenya, une réserve privée de 45 000 acres connue pour abriter l’une des plus fortes populations africaines de rhinocéros noirs et blancs. Pour une maison hôtelière de cette taille, le signal est clair, le luxe veut aussi se placer au contact direct des enjeux de conservation.
Une adresse posée au cœur d’un sanctuaire stratégique
Ouvert cette semaine, le Mount Kenya Rhino Reserve Safari Camp s’inscrit dans un décor de savanes ouvertes, de points d’eau et de reliefs visibles au loin. Le cadre compte autant que la faune. La réserve joue un rôle important dans la protection des rhinocéros, ce qui donne à l’expérience une densité que tous les camps n’ont pas.
On vient d’abord pour ça. Voir de près une espèce emblématique, dans un environnement où sa présence n’a rien d’anecdotique.

Dix-neuf tentes, un luxe discret très travaillé
Sur place, le camp réunit 19 tentes, avec des hébergements d’une chambre et une seule unité de deux chambres. LW Design a misé sur le bois et la toile, dans un registre qui reprend les tons du paysage plutôt que de les contrarier. C’est assez juste.
Chaque hébergement dispose d’un vaste espace extérieur privatif avec bassin de plongée. À l’intérieur, les teintes chaudes, les verts terreux et les matériaux inspirés du Kenya dominent, avec des pièces issues d’artisans locaux comme Kitengela Glass ou Safari Bronze. Le genre de détails qui évite l’effet lodge interchangeable.
Safaris de jour, de nuit et expériences sur mesure
Le camp ne vend pas seulement une belle chambre. Il promet une immersion très large dans la réserve, avec des safaris guidés de jour comme de nuit. Autour des rhinocéros, les visiteurs peuvent aussi observer léopards, lions, zèbres et plus de 300 espèces d’oiseaux. La nuit, les hyènes tachetées font partie des rencontres possibles.
Mais il y a plus. Marche, vélo, mise à disposition d’appareils photo professionnels Canon avec accompagnement, sorties en hélicoptère, pêche à la truite sur le Mount Kenya ou séances de peinture au coucher du soleil. L’équipe accompagne aussi les hôtes à l’orphelinat des rhinocéros de Solio, où les jeunes animaux sont soignés avant leur réintroduction.

Cuisine locale, bien-être et tarif tout compris
Côté table, le camp cultive ses propres herbes, fruits et légumes. Les hôtes peuvent dîner dans le jardin, choisir les menus saisonniers du restaurant Mavuno, marqués par les saveurs kényanes et la cuisson au feu ouvert, ou rejoindre Ember Bar and Lounge pour des assiettes à partager et des boissons. Le dîner en brousse, sous les étoiles ou sous les acacias, fait aussi partie de l’offre.
Le volet bien-être n’est pas accessoire, avec une carte de soins et une formule baptisée Solio Passage, pensée comme une demi-journée de remise à zéro, entre pierres volcaniques et bain d’hydrothérapie glaciaire. S’ajoutent une piscine, un brasero, une bibliothèque et une salle de jeux.
Les tarifs démarrent à environ 1 379 euros (1 499$) par personne et par nuit. Sont inclus la pension complète, les safaris et les transferts aller-retour depuis la piste d’atterrissage de Nanyuki.