En bref
- Hanhart adapte l’Aquasphere aux pompiers
- Seulement 112 exemplaires seront produits
- Prix annoncé, 1 640 euros TTC
Hanhart ne sort pas ici une simple variation de cadran. Avec la Thermosphere Limited Edition, la maison allemande transpose l’architecture de l’Aquasphere dans un autre univers, celui des opérations de lutte contre l’incendie, en partenariat avec l’Association des sapeurs-pompiers du Bade-Wurtemberg. Et le détail compte, la série est limitée à 112 pièces, clin d’œil direct au numéro d’urgence européen des secours et des incendies.
Une plongeuse réinterprétée pour les opérations incendie
Le point de départ est connu. La base technique reste celle de l’Aquasphere, une plongeuse robuste, mais sa logique d’usage change complètement. Là où une montre de plongée suit un temps d’immersion, la Thermosphere reprend un système inspiré des contrôleurs d’appareil respiratoire utilisés par les pompiers en intervention.
L’idée est simple et bien vue. La montre sert à surveiller le temps écoulé et, par extension, l’autonomie d’air restante. On est dans l’outil lisible, direct, sans complication de trop.
Boîtier sérieux, lecture immédiate
Côté construction, Hanhart conserve un boîtier en acier de 42 mm, avec 12,95 mm d’épaisseur et 49 mm de corne à corne. Les surfaces brossées et polies restent au programme, tout comme une étanchéité de 300 mètres, appuyée par une couronne vissée cannelée avec protections, une valve à hélium et un fond vissé portant l’emblème de l’Association des sapeurs-pompiers du Bade-Wurtemberg.
Le cadran bleu foncé pousse la lisibilité au premier plan. Grands index, aiguilles squelettées, matière luminescente Super-LumiNova, tout est pensé pour une lecture rapide. Des touches jaunes, rouges et bleues rappellent l’univers des secours. Le « 112 » prend place à midi, tandis que l’emblème officiel de l’association apparaît au-dessus de 6 heures. Une date s’ajoute à 3 heures.

Une lunette pensée comme un repère de mission
C’est probablement la partie la plus singulière de cette montre. La lunette cannelée devient bidirectionnelle sur cette version et reçoit un insert en céramique bleue avec marquages luminescents. Exit l’échelle de plongée classique.
À la place, Hanhart installe une série de triangles lumineux correspondant à des points de contrôle opérationnels lors des engagements avec appareil respiratoire. Le pompier aligne la lunette sur l’aiguille des minutes au départ de la mission, puis suit le temps passé et son air disponible. Fonctionnel, clairement.
Mouvement automatique, bracelet textile et tarif contenu
À l’intérieur, Hanhart annonce soit un Sellita SW200-1, soit un Soprod P024, selon les disponibilités de production. Dans les deux cas, on retrouve heures, minutes, seconde centrale avec stop seconde, date, une fréquence de 28 800 alternances par heure et environ 38 heures de réserve de marche. Chaque mouvement est réglé individuellement en Allemagne selon une tolérance maison de 0 à +8 secondes par jour.
La montre se porte sur un bracelet élastique bleu à crochet, pensé pour un ajustement rapide et la compatibilité avec les vêtements de protection. Un bracelet acier existe aussi. Disponibilité annoncée en juin 2026, au tarif de 1 640 euros TTC. À ce niveau d’équipement, la proposition mérite qu’on s’y arrête.