En bref
- Trois Top Time limitées rendent hommage à la DB5
- Bois, cuir brun et onyx signent l’inspiration automobile
- Calibre B01 maison, prix de 10 500 à 40 500 euros
La rencontre entre Breitling et Aston Martin n’arrive pas de nulle part. Bien avant l’annonce de leur partenariat cette année, la Top Time croisait déjà la route de la DB5 dans Thunderball, avec Sean Connery au volant et la montre au poignet. C’est ce fil-là que la maison suisse reprend aujourd’hui, avec trois chronographes en édition limitée plutôt bien pensés.
Une collaboration qui s’appuie sur une vraie mémoire
Ce n’est pas si fréquent dans l’horlogerie automobile. Beaucoup d’alliances reposent sur un logo posé au bon endroit, puis sur un storytelling un peu court. Ici, Breitling choisit une autre voie et bâtit sa première collection avec Aston Martin autour d’une histoire déjà installée, sans tomber dans la reconstitution facile.
Le modèle retenu est la Top Time B01 Chronograph 41, dans un boîtier de 41 mm qui conserve les codes récents de la ligne, profil coussin, poussoirs champignon et cornes facettées.

Trois interprétations, trois caractères
La première version, tout en acier, semble la plus proche de l’esprit vintage. Elle associe un cadran argenté soleillé à des compteurs noirs et sera produite à 1 022 exemplaires.
Plus discrète, la déclinaison acier avec lunette en platine opte pour un cadran noir laqué et limite sa production à 315 pièces. Au sommet, la référence en or rouge 18 carats, tirée à 250 exemplaires numérotés, introduit aussi une première chez Breitling, un cadran en onyx naturel. Chaque montre affiche donc une texture légèrement différente, avec une profondeur visuelle qui fonctionne très bien sur ce registre plus chaud.
Le langage de la DB5 sans logo appuyé
L’idée la plus juste est sans doute là. L’inspiration automobile ne passe pas par un marquage trop démonstratif, mais par des détails de dessin et de matière.
On retrouve ainsi un rehaut intérieur en bois, clin d’œil direct au volant en bois de la DB5. La lunette reçoit un décor rainuré, les sous-compteurs adoptent cette forme carrée-arrondie qui rappelle les instruments de bord anciens, et l’ensemble est complété par un bracelet en cuir brun dégradé. Bref, l’ambiance grand tourisme est nette, sans caricature.

Un calibre maison solide et des tarifs très hiérarchisés
Sous le cadran, les trois versions embarquent le calibre manufacture B01 de Breitling, automatique, certifié COSC, avec roue à colonnes, embrayage vertical et 70 heures de réserve de marche. Le fond saphir laisse voir un rotor dédié à Aston Martin, rhodié sur certaines versions, en or rouge massif sur la plus précieuse.
La montre indique heures, minutes, petite seconde et chronographe. Elle offre aussi une étanchéité de 100 mètres, avec verre saphir à l’avant comme à l’arrière. Côté tarifs, comptez 10 500 euros pour l’acier, 16 500 euros pour l’acier-platine et 40 500 euros pour l’or rouge. Les trois références sont disponibles dès maintenant dans les boutiques Breitling.