En bref
- Campanola lance deux Kōjō limitées
- Cadrans inspirés des traînées d’étoiles
- Eco-Drive, lune et triple calendrier
Citizen remet Campanola sur son terrain le plus convaincant avec deux nouvelles Kōjō en série limitée, attendues à partir d’août 2026. Et c’est sans doute là que la marque est la plus juste, dans une lecture haut de gamme de la montre solaire compliquée, plus cohérente que certaines parenthèses mécaniques de ces dernières années.
Un retour à l’ADN Campanola
Lancée en 2000, Campanola occupe chez Citizen Watch Co. une place singulière, entre montre multifonction à quartz solaire et objet de design très travaillé. Face à Seiko Astron ou à la ligne Oceanus de Casio, la proposition est plus sculpturale, plus raffinée aussi.
Sur la dernière décennie, la marque a bien exploré le mécanique. Avec de belles réussites esthétiques, notamment sur certains cadrans. Mais l’usage de mouvements automatiques suisses plus génériques brouillait un peu le propos. Ces deux éditions limitées marquent donc un retour assez net à ce qui fait la force de Campanola, une technique maison et une identité visuelle très assumée.
Deux versions, une même dramaturgie de cadran
Le duo se partage entre la réf. BU0020-71N, en acier avec cadran bleu et bracelet métal, et la réf. BU0024-02N, en acier noirci par traitement Duratect DLC, portée sur bracelet crocodile. La première est limitée à 250 exemplaires, la seconde à 170. Les deux sont numérotées individuellement.
Le cadran, lui, fait presque tout le spectacle. Sous un verre saphir bombé des deux côtés, quatre piliers coiffés des vis signature de Campanola soutiennent la minuterie et laissent passer la lumière vers les cellules solaires cachées. Plus loin, une bague de chapitre en saphir à chiffres romains, teintée sur sa face inférieure, change légèrement selon l’angle. C’est fin, et franchement réussi.
L’inspiration baptisée Kōjō renvoie, chez Citizen, aux traînées lumineuses observées dans le ciel nocturne. Le bleu, le noir et le disque radial en nacre autour de la phase de lune servent très bien cette idée.

Le calibre 8730, cœur solaire et calendrier complet
À l’intérieur, on trouve le calibre 8730 Eco-Drive. Les panneaux solaires ne passent pas à travers un cadran translucide, la lumière arrive ici par l’espace ménagé entre le cadran et la bague de chapitre, une solution introduite par Citizen en 2012 pour libérer le dessin des cadrans.
La montre se recharge avec toute lumière visible, pas seulement au soleil, et tient six mois une fois pleinement chargée grâce à un mode économie d’énergie. L’affichage réunit heures, minutes, secondes, jour, date, mois et phase de lune. Le tout se règle par la couronne et un seul poussoir. Simple sur le principe, complet à l’usage.
Dimensions, disponibilité et prix
Reste un compromis. Le boîtier mesure 43,5 mm de diamètre pour 14,8 mm d’épaisseur. C’est conséquent, même si l’ouverture du cadran et la construction expliquent cette présence. L’étanchéité est donnée pour 30 mètres.
La réf. BU0020-71N sera proposée autour de 2 250 euros (385000 JPY), hors taxes. La BU0024-02N, plus rare et dotée du revêtement noir, grimpe à environ 2 315 euros (396000 JPY), hors taxes. Disponibilité annoncée chez les boutiques et détaillants Citizen à partir d’août 2026.