Dominique Renaud, figure reconnue de la haute horlogerie, dévoile sa nouvelle marque en introduisant la Pulse60, une montre innovante dont le mouvement bat à une fréquence d’un hertz, incarnant sa vision avant-gardiste du temps.
Tl;dr
- Dominique Renaud dévoile la montre Pulse60 à 1 hertz.
- Oscillateur surdimensionné, approche différente de la haute horlogerie.
- Lancement prévu en avril 2026 dès 49 000 CHF.
Un nouveau souffle pour la haute horlogerie
C’est du côté de Tolochenaz, près de Lausanne, que Dominique Renaud orchestre son retour remarqué avec une création inattendue : la Pulse60. Cette montre ne cherche pas à battre des records de fréquence, mais plutôt à interroger les dogmes établis du secteur.
Si la précision extrême rime souvent avec haute fréquence et faibles amplitudes, ici, l’horloger ose l’inverse : un imposant balancier de 20 mm, placé côté cadran, vibrant lentement à un hertz. À travers cette approche, il invite à repenser ce qui fait la véritable performance d’un mouvement.

Une vision singulière signée Dominique Renaud
Revenons un instant sur le parcours du maître. Né en 1959 à Besançon, passé par les ateliers complications d’Audemars Piguet, il a cofondé en 1986 avec Giulio Papi l’atelier devenu légendaire Renaud & Papi.
Devenu ensuite Audemars Piguet Renaud & Papi (APRP), ce laboratoire fut le creuset de talents tels que Robert Greubel, Stephen Forsey, ou encore Bart et Tim Grönefeld. Après avoir quitté APRP vers 2000 et connu quelques années discrètes, Dominique Renaud effectue son grand retour : lancement de la marque Renaud Tixier, puis fondation de sa propre maison (HHDR) avec une équipe étoffée et des moyens conséquents.
Pulse60 : rupture technique et esthétique assumée
Le cœur du projet réside dans le calibre manuel BUA2024. Celui-ci inaugure le concept « Balancier Ultra Amplitude » : un large balancier capable d’osciller sur plus de 360°, nécessitant une architecture totalement repensée du régulateur. Le choix du faible battement (1 Hz) n’est pas anodin : contrairement aux idées reçues, certains des garde-temps les plus précis – à l’image des chronomètres marins – privilégiaient justement les balanciers lents mais massifs.
La question des compromis revient sans cesse :
- Basse fréquence : meilleure stabilité temporelle et moindre usure mécanique.
- Haute fréquence : récupération rapide après chocs, mais usure accélérée et consommation accrue.
Ici, la Pulse60 mise sur une grande inertie pour stabiliser la marche, tout en affichant quatre jours de réserve de marche.

Détails et disponibilités
Esthétiquement, le cadran attire d’emblée l’œil grâce au balancier apparent sous coq ajouré. L’affichage se concentre dans la partie supérieure : heures et minutes à midi, petite seconde à neuf heures (affichant deux « dead half-second » par seconde), indicateur de couple à trois heures. Au dos, on découvre via le saphir une architecture épurée dominée par deux ponts monumentaux.
Le boîtier (40 x 44 mm) conjugue titane seul ou titane et or rose, livré avec système d’attache rapide et boucle triple déployante. Trois versions sont annoncées dès avril 2026, à partir de 49 000 CHF hors taxes pour le modèle titane.
Plus d’informations disponibles sur le site officiel : www.dominiquerenaud.com.