En bref
- Nouveau cadran sable sur deux Averau 42 Ceramic
- Céramique noire mate et structure titane TiFrame
- Automatique à 970 euros, chrono à 1 970 euros
echo/neutra ne change pas l’Averau 42 Ceramic en profondeur. La marque italienne en change l’allure, et ça suffit à déplacer le regard. Avec ce nouveau cadran sable, proposé sur l’automatique trois aiguilles comme sur le chronographe, la collection quitte ses codes les plus sombres pour quelque chose de plus chaud, sans perdre son fond de montre de terrain contemporaine.
Un nouveau ton, sans toucher à la recette
Jusqu’ici, les versions céramique de l’Averau jouaient surtout des palettes tactiques très foncées. Ce beige mat change l’ambiance. Sur le boîtier noir, le contraste reste net mais moins brutal qu’un classique noir et blanc. Résultat, un rendu monochrome assez raffiné, très actuel, avec une lisibilité qui reste sérieuse.
Sur la version automatique, cet effet fonctionne particulièrement bien. Les grands index bâtons noirs appliqués, les aiguilles larges et un discret accent rouge sur la trotteuse laissent respirer le cadran. Le chronographe paraît logiquement plus dense, avec ses sous-compteurs anthracite presque en configuration panda inversé, mais l’ensemble reste équilibré et lisible.
La vraie singularité est dans la boîte
L’intérêt de cette série est aussi ailleurs, dans sa construction. echo/neutra associe une céramique noire mate à une architecture interne baptisée TiFrame, en titane grade 2, qui accueille le mouvement et se prolonge jusqu’aux cornes.
La logique est claire. La céramique résiste très bien aux rayures et offre une finition satinée convaincante, mais elle peut se montrer plus vulnérable aux chocs sur certaines zones, notamment autour des cornes. Le renfort en titane vient précisément corriger ce point. C’est discret à l’œil nu, mais techniquement bien vu.

Deux interprétations, deux usages
Les deux montres partagent un diamètre de 42 mm et une longueur corne à corne de 51,5 mm. L’automatique reste fine pour une field watch en céramique, avec 10,5 mm d’épaisseur. Le chronographe monte à 14,6 mm pour loger un mouvement plus imposant.
Côté mécanique, l’automatique reçoit le Sellita SW200-1, à 28 800 alternances par heure, avec 41 heures de réserve de marche. Le chronographe passe au Sellita SW510B, à la même fréquence, avec une réserve annoncée à 56 heures dans la présentation de la collection. Les deux calibres sont donnés en grade Elaboré, décorés plus finement et réglés en trois positions, avec une tolérance annoncée de +7 à +20 secondes par jour.
Une proposition prête à porter au quotidien
Verre saphir, étanchéité de 100 mètres, entrecorne de 20 mm et bracelet textile noir: l’ensemble vise un usage quotidien, sans lourdeur inutile. Le bracelet tissé colle bien à l’esprit mat du boîtier et laisse le cadran sable capter l’attention.
Les deux références sont disponibles dès maintenant via la boutique Time+Tide et les studios Watch Discovery de Londres et Melbourne. Comptez 970 euros pour l’Automatic 3 Hands, et 1 970 euros pour l’Automatic Chronograph. Un repositionnement par la couleur, pas par la rupture. Et franchement, sur une base aussi technique, ce n’est pas la pire des idées.