En bref
- Farer actualise sa Moonphase vedette
- Cadran en pierre naturelle Eisenkiesel noire
- Calibre manuel visible, prix fixé à 2 225 euros
Farer retouche l’une de ses montres les plus convaincantes, et le résultat mérite qu’on s’y arrête. Avec cette Stratton II Moonphase, la maison britannique conserve l’esprit de son modèle lancé en 2023, mais lui donne une présence plus précieuse grâce à un cadran en pierre naturelle et à une phase de lune bien plus détaillée.
Une silhouette connue, mais nettement plus aboutie
Le boîtier reste fidèle à la recette qui a fait le succès de la ligne. On retrouve une carrure coussin en acier, traitée par un revêtement PVD or rose, pour un diamètre de 38,5 mm. L’épaisseur atteint 11,5 mm avec le verre saphir bombé, et la longueur corne à corne se limite à 43,8 mm. Sur le papier, c’est compact. Au poignet aussi.
Farer soigne les détails extérieurs. Les surfaces supérieures polies renforcent l’allure habillée, pendant que les chanfreins brossés et le motif torsadé sur les flancs cassent la masse du boîtier. La couronne arrondie reçoit toujours l’insert en bronze propre à la marque, embossé de son A. Et la montre conserve une étanchéité de 50 mètres, suffisante pour l’usage quotidien.

L’Eisenkiesel change la présence du cadran
C’est là que cette nouvelle version prend une autre dimension. Le cadran est taillé dans de l’Eisenkiesel noir, un quartz naturel traversé de veines ferrugineuses brun doré. Le choix n’a rien d’anodin, parce que travailler une pierre assez fine pour passer sous les aiguilles reste délicat. Et chaque cadran diffère, puisque le minéral ne se répète pas.
À 12 heures, la phase de lune évolue elle aussi. Farer a travaillé avec les Suisses d’AJS Production pour créer un disque de lune photoréaliste, obtenu par micro-gravure laser sur plusieurs couches de peinture et de Super-LumiNova. L’ensemble tient dans un espace de moins de 6 mm. C’est fin, très lisible, et franchement plus ambitieux que la moyenne sur cette gamme de prix.
Les aiguilles de type lance restent sobres. Le chemin de fer blanc clarifie la lecture. Quant aux index appliqués, en chiffres et bâtons, ils sont déposés directement sur la pierre via le Lumicast, un mélange maison de céramique et de matière luminescente.
Farer Stratton II Moonphase" width="1344" height="897" />Un calibre manuel visible et une proposition cohérente
Au dos, un fond saphir laisse voir le Sellita SW288-1 M en grade Elaboré, remontage manuel. Ce calibre suisse bat à 28 800 alternances par heure, offre 45 heures de réserve de marche, embarque 18 rubis, un système antichoc Incabloc et un réglage sur trois positions. Il ajoute une date à 6 heures avec correction rapide, ainsi qu’un stop seconde pour une mise à l’heure précise.
L’absence de rotor automatique affine la montre et libère la vue sur le mouvement, avec des finitions de ponts spécifiques à Farer. La largeur entre-cornes de 20 mm autorise, elle, des changements rapides de bracelet en cuir ou en suède.
La Farer Stratton II Moonphase est proposée en précommande au Time+Tide Watch Discovery Studio de Londres, au tarif de 2 225 euros. Un positionnement assez net, pour une pièce qui mise autant sur la complication que sur la matière.