En bref
- Fears arrête sa Jump Hour avec Andrew Morgan
- Cadran saphir et céramique luminescente, inédit dans la gamme
- Commandes ouvertes du 10 au 17 août 2026
La Brunswick 40.5 Jump Hour n’aura finalement vécu que trois ans chez Fears, mais elle s’est imposée comme l’une des pièces les plus identifiables de la maison britannique. Pour son dernier acte, la marque s’associe à Andrew Morgan Watches et livre une version baptisée Ultimus, proposée sur une fenêtre de commande très courte, du 10 au 17 août 2026.
Une pièce d’adieu pour un modèle devenu central
Relancée en 2016, Fears a étoffé son catalogue rapidement. Pourtant, c’est bien la Jump Hour, lancée en 2023, qui a cristallisé l’attention. Le modèle était né d’un travail commun avec Christopher Ward, dans le cadre de l’Alliance of British Watch and Clock Makers, avec d’un côté le boîtier Brunswick et de l’autre le module heures sautantes maison de Christopher Ward.
Cette édition finale change de partenaire créatif. Andrew Morgan intervient ici sur la conception d’une montre qui referme la ligne, et le résultat a de l’allure, quand même.

Un dessin très années 1920, une exécution franchement contemporaine
Le boîtier ne bouge pas. On retrouve une carrure coussin en acier 316L de 40,5 mm sur 38,5 mm, 12,8 mm d’épaisseur avec glace saphir bombée traitée antireflet des deux côtés, et 47 mm de corne à corne. La couronne oignon gravée du chiffre de Fears renforce le clin d’œil aux années 1920, tout comme le fond ouvert en saphir.
C’est surtout le cadran qui tranche. Son affichage monochrome évoque les montres de poche du début du XXe siècle, mais sa construction est nettement plus moderne, avec trois éléments en saphir superposés au-dessus de l’affichage sautant. Au centre, l’aiguille des minutes noire survole une surface texturée en céramique luminescente. La minuterie est imprimée sur un disque semi-transparent dépoli, qui laisse deviner le disque des heures. Et à 12 heures, une fenêtre grossissante fait son apparition, une première sur cette collection.
La nuit, la montre change presque de personnalité. Le disque central est luminescent, le disque des heures aussi, et l’ensemble prend une teinte bleue très marquée.
Le même moteur, avec la signature technique attendue
Sous le cadran, Fears conserve la base connue, un Sellita SW200 coiffé du module heures sautantes Christopher Ward JJ01. Remontage automatique, 25 rubis, 38 heures de réserve de marche, fréquence de 28 800 alternances par heure. Le rotor personnalisé reçoit toujours la décoration Bristol Flower.
Côté port, deux options. Un bracelet en veau Epsom noir obsidienne avec boucle ardillon, ou le bracelet acier cinq maillons de la ligne Brunswick, livré avec le bracelet cuir. L’étanchéité annoncée atteint 100 mètres.

Une fenêtre de commande très courte, avec deux configurations
Fears n’ouvrira les commandes que du 10 au 17 août 2026, avec une numérotation séquentielle. La référence est BS240.500A.
Sur cuir, il faut compter environ 5 150 euros (£4,450). Sur bracelet acier, environ 5 510 euros (£4,750). Une sortie de scène assez nette. Et pour une montre de fin de série, le nom Ultimus n’est pas volé.