Hermès signe une Arceau rarissime, entre tourbillon et décor peint

Hermès, Arceau Cavalier en Formes 2026Hermès / PR-ADN
Limitée à six pièces, la nouvelle Arceau Cavalier en Formes d’Hermès réunit répétition minutes, tourbillon et cadran en relief inspiré d’un carré de soie.
En bref
- Série limitée à six exemplaires
- Tourbillon et répétition minutes réunis
- Cadran inspiré d’un carré de soie
Hermès ne multiplie pas ce genre de pièce. La nouvelle Arceau Cavalier en Formes, produite à seulement six exemplaires, assemble dans un même boîtier une répétition minutes, un tourbillon et un cadran de métiers d’art particulièrement travaillé. Le tarif n’est pas communiqué, il est annoncé sur demande.
Six pièces pour résumer une certaine idée d’Hermès
Cette version pousse très loin la logique de la collection Arceau. Sur le plan technique, la montre sonne les heures, les quarts et les minutes à la demande grâce au déclencheur placé sur le flanc gauche du boîtier.
À 6 heures, le tourbillon anime l’ensemble et ajoute du mouvement à un cadran déjà dense. L’ensemble est porté sur un bracelet alligator Hermès bleu Abyss, un choix sobre, presque sage, face à un visage beaucoup plus expressif.
Un carré de soie transposé sur le cadran
Le point de départ n’est pas horloger, mais textile. Hermès reprend ici le motif Cavalier en Formes, imaginé en 2023 par Gianpaolo Pagni pour un foulard de la maison. On y voit un cheval dissimulé sous des carrés et des cercles colorés, dans une composition très graphique.
Sur la montre, ce décor est reconstruit en relief. Les feuilles de palmier du fond accueillent des éléments appliqués à différentes hauteurs, pendant que des formes peintes et rapportées passent derrière et au-dessus du cheval en or jaune. Le cavalier, lui, bascule dans une écriture plus abstraite, faite de volumes géométriques. Résultat, un vrai effet de profondeur, sans lourdeur visuelle. Les aiguilles ajourées laissent respirer le tout.

L’Arceau reste fidèle à ses codes équestres
Ce dialogue entre soie, artisanat et montre n’a rien d’un accident chez Hermès. La maison, fondée à Paris en 1837 par Thierry Hermès comme atelier de harnachement et de sellerie haut de gamme, a ensuite élargi son univers au cuir de voyage, aux ceintures, aux sacs, puis au carré de soie lancé en 1937. Les passages d’un territoire à l’autre font partie de sa grammaire.
L’Arceau, dessinée en 1978 par Henri d’Origny, en est un bon résumé. Son boîtier asymétrique et ses attaches en forme d’étrier rappellent d’emblée cette culture équestre. Ici, le cheval gravé en or jaune, patte avant droite levée, reprend un registre plus classique que le cavalier, ce qui crée un contraste assez fin.
Un mouvement déjà vu, mais ici très mis en scène
À l’intérieur, Hermès utilise le calibre H1924 à remontage manuel, développé avec la manufacture genevoise Manufacture Haute Complications. Ce mouvement offrait déjà sa base à l’Arceau Lift en 2020 et annonce ici une réserve de marche de 90 heures.
La mise en scène est soignée jusqu’aux détails. La cage du tourbillon reprend les deux H entrelacés visibles sur la porte en ferronnerie de l’ascenseur du magasin Hermès du 24 Faubourg Saint-Honoré, à Paris. Côté fond, le pont de barillet prend la forme de deux têtes de cheval. C’est très maison, et franchement cohérent avec le reste.