J.N. Shapiro lance un chronographe en tantale au profil très rare

J.N. Shapiro Infinity Series Radiant 2026
J.N. Shapiro Infinity Series Radiant 2026 — J.N. Shapiro / PR-ADN

Le nouvel Infinity Series Radiant marie tantale, zirconium et météorite autour d’un monopoussoir fin et bien né. Première série limitée à 75 pièces.

En bref

  • Chronographe monopoussoir en tantale de 38 mm
  • Deux cadrans, dont une version en météorite
  • 75 pièces, livraisons prévues au T2 2026

J.N. Shapiro présente son nouvel Infinity Series Radiant au moment où la maison américaine prend une autre dimension, avec un atelier de 650 m² désormais installé à Torrance, en Californie.

Une pièce qui arrive au bon moment pour la maison

En quelques années, J.N. Shapiro a dépassé le statut d’indépendant confidentiel centré sur le guillochage. La marque, fondée par Josh Shapiro, a d’un côté poussé son projet Resurgence, pensé pour réinstaller une horlogerie mécanique haut de gamme produite aux États-Unis. De l’autre, elle a utilisé la ligne Infinity Series pour explorer des matériaux rares, des choix esthétiques moins convenus et une fabrication plus accessible.

Le Radiant s’inscrit exactement dans cette logique. Son inspiration revendique l’environnement aérospatial du sud de la Californie, autour de Torrance, et cela se voit tout de suite dans le choix des matières.

Le tantale comme signature, la météorite comme parti pris

Le boîtier, brossé, est réalisé en tantale, un métal dense, très résistant à la corrosion et reconnaissable à sa teinte bleu-gris. Les proportions restent mesurées pour un chronographe, avec 38 mm de diamètre, 9,6 mm d’épaisseur et 43,9 mm de corne à corne. Étanchéité annoncée, 50 mètres.

Deux exécutions sont prévues. La plus expressive associe un centre de cadran en véritable météorite de Gibeon à un compteur 30 minutes, lui aussi travaillé en météorite avec finition guillochée. Autour, un rehaut en zirconium bleui par traitement thermique, gravé après cette opération. Les aiguilles reprennent ce même bleu.

L’autre version abandonne la météorite pour un cadran entièrement guilloché en zirconium bleui, avec compteur assorti. Des aiguilles en acier poli viennent trancher sur cet ensemble plus sobre, et franchement très réussi.

Un monopoussoir mince avec une vraie lignée horlogère

À l’intérieur, J.N. Shapiro retient le calibre La Joux-Perret 5000-4, un chronographe monopoussoir à remontage manuel déjà vu chez Angelus dans la collection La Fabrique. Ce mouvement remonte aux travaux menés chez THA dans les années 1990 par François-Paul Journe et Denis Flageollet, avant une évolution via Jaquet SA, puis La Joux-Perret.

Ce n’est pas un calibre inédit. Mais son intérêt reste net, avec une construction élégante, des dimensions compactes et une architecture à roue à colonnes qui permet au Radiant de garder une silhouette fine. Il affiche 23 rubis, une fréquence de 21 600 alternances par heure, un compteur 30 minutes et 38 heures de réserve de marche.

Une première série de 75 exemplaires, avec acompte

J.N. Shapiro lancera d’abord une série de 75 pièces, avec des livraisons prévues à partir du deuxième trimestre 2026. La montre sera proposée sur bracelet en cuir d’alligator, et un bracelet en tantale signé AHA pourra être commandé en option.

Le prix est fixé à environ 31 000 euros, avant taxes et droits. Le bracelet en tantale ajoute environ 11 000 euros. La commande suppose un acompte de 50%. Pour une jeune maison américaine, le positionnement est élevé. Pour le niveau de matière, la rareté et ce mouvement, il reste cohérent.