Kiwame Tokyo signe avec Kubo une montre habillée plus subtile

Kiwame Tokyo collection KuboKiwame Tokyo / PR-ADN
La jeune maison japonaise Kiwame Tokyo dévoile Kubo, une trilogie de montres habillées de 37 mm. Cadrans laqués, petite seconde creusée et tarif mesuré affûtent son identité.
En bref
- Kiwame Tokyo lance trois montres Kubo de 37 mm
- Petite seconde creusée, cadrans laqués, inspiration japonaise assumée
- Précommandes le 21 juin 2026, environ 545 euros
Kiwame Tokyo continue de poser ses bases. Fondée en 2025 à Asakusa, à Tokyo, par le vétéran de l’horlogerie Masami Watanabe, la jeune maison japonaise défend une idée simple, produire des montres bien dessinées, bien finies et vendues à un niveau encore raisonnable. Dans cet esprit, la nouvelle collection Kubo n’essaie pas d’en faire trop. Elle affine plutôt une identité déjà lisible sur les précédentes familles de la marque.
Une jeune maison qui affine déjà sa signature
Chez Kiwame Tokyo, cette nouveauté n’arrive pas de nulle part. Kubo est la quatrième collection de la marque, après des modèles qui tiraient déjà vers la montre habillée classique, avec une parenté assez nette avec l’univers Calatrava. Le nom choisi compte aussi. Kubo signifie un espace creux ou en retrait, une manière directe d’annoncer le thème central de cette série, la profondeur visuelle.
On retrouve d’ailleurs un goût assez japonais pour les contrastes de lumière et d’ombre. Ce n’est pas un habillage marketing plaqué après coup, ça structure vraiment le dessin de la montre.

Le jeu des reliefs prend le dessus sur l’ornement
La pièce la plus compacte de la marque à ce jour affiche 37 mm de diamètre, 9,3 mm d’épaisseur, ou 10,7 mm avec le verre saphir bombé, pour 45 mm de corne à corne. Des proportions sages, très justes pour une montre habillée contemporaine.
Le boîtier en acier mélange les registres. Les flancs et la lunette reçoivent un brossage vertical, quand le dessus du boîtier et les côtés de la lunette plate passent au poli. C’est plus pratique au quotidien qu’un poli intégral, et franchement plus intéressant à l’œil. La petite seconde, décentrée à 4 h 30 et creusée dans le cadran, crée ce relief recherché. Sans minuterie périphérique pour distraire, l’effet de profondeur ressort mieux. Son aiguille reprend le contrepoids signature de la marque, inspiré du grand toit de la porte Kaminarimon à Asakusa.
Trois cadrans, un même fond de sérieux
La trilogie se décline en Sakura, rose doux, en Usuki, ivoire, et en Tetsulon, bleu marine. Les cadrans laqués brillants accrochent la lumière avec retenue. Sur la version Sakura, le compteur de petite seconde reprend en plus le contour d’une fleur de cerisier.
Les heures s’affichent via des chiffres arabes appliqués de style Breguet, complétés par des repères en losange toutes les cinq minutes. Les variantes Sakura et Usuki reçoivent quatre triangles luminescents à 12, 3, 6 et 9 heures, alors que la Tetsulon opte pour douze marqueurs lumineux. Les trois partagent des aiguilles seringue avec matière luminescente bleue.
À l’intérieur, Kiwame Tokyo retient le mouvement automatique Miyota 82S5, battant à 3 Hz avec 42 heures de réserve de marche. Le fond est plein, l’étanchéité reste limitée à 30 mètres, et le bracelet en veau italien adopte des pompes à démontage rapide. Prix annoncé, environ 545 euros (630$) hors taxes. Les précommandes ouvrent le 21 juin 2026 à 11 heures, heure du Japon, pour des livraisons attendues fin juillet.
