En bref
- Worldtimer compatible avec l’heure d’été
- Lunette mobile en deux parties
- Série limitée à 200 exemplaires
L’heure d’été gâche souvent une partie du charme pratique des worldtimers. Ming tente de corriger cela avec la 57.05 Comet, présentée avant Geneva Watch Days, en misant sur une solution très lisible, et franchement bien vue.
Une réponse simple à un vieux problème
Le principe tient dans une lunette en deux parties. En été, la section mobile décale de 15 degrés vers la gauche les zones qui appliquent le changement saisonnier, afin de réaligner l’heure correcte. Un repère rouge, légèrement luminescent, apparaît alors dans une découpe et signale le mode estival.
Ce n’est pas parfait. Les dates de bascule ne sont pas identiques d’un pays à l’autre, et ce décalage subsiste pendant quelques semaines selon les régions. Mais pour l’essentiel de l’année, 48 semaines sur 52 d’après l’explication donnée, le système remplit son rôle sans surcharger l’affichage. C’est précisément là que la montre marque des points.

Une pièce pensée comme un instrument
Visuellement, cette large lunette a un vrai caractère d’outil. Finition brossée, contour cranté, asymétrie légère apportée par le marqueur rouge, l’ensemble évoque presque une règle à calcul. Le rouge luminescent paraît vif une fois chargé, même si son intensité devrait baisser plus vite que le bleu du Super-LumiNova X1 utilisé ailleurs, ainsi que le lume blanc propre à Ming sous le cristal.
Le choix des repères géographiques sort aussi des habitudes. On croise EUR pour l’Europe, SFO pour San Francisco ou TOK pour Tokyo. Et KUL pour Kuala Lumpur, clin d’œil discret aux racines malaisiennes de la marque.
Un cadran animé, fidèle à la tradition
La Comet ne repose pas seulement sur son astuce mécanique. Son centre de cadran prolonge une vieille tradition des worldtimers, celles qui remplissaient cet espace par de l’émail cloisonné ou du guillochage.
Ici, Ming superpose des disques rayés en rotation pour créer un motif d’interférence qui évolue au fil de la journée. La marque parle d’un effet « queue de comète ». L’idée est jolie, sans tomber dans le décor gratuit.

Des proportions contenues et un prix mesuré
Le boîtier en acier adopte le langage de design de cinquième génération de Ming, avec des cornes facettées plus affirmées. La montre mesure 40 mm de diamètre, 10,33 mm d’épaisseur et 47,8 mm de corne à corne. Elle reste étanche à 100 mètres, avec glace saphir.
À l’intérieur, on trouve un Sellita SW330. M2 personnalisé pour Ming, automatique, 4 Hz, 50 heures de réserve de marche. La 57.05 Comet sera proposée à environ 7 400 euros (6 950 CHF) sur bracelet chèvre signé Jean Rousseau, ou environ 8 500 euros (7 950 CHF) avec bracelet titane Polymesh imprimé en 3D. Début des ventes le 27 août 2026, en édition limitée à 200 pièces, via Ming et ses détaillants agréés.