En bref
- Le premier PY60 arrive en juillet
- Un catamaran solaire-électrique de 18 mètres
- Présentation publique à Cannes en septembre
Pioneer Yachts s’apprête à lancer en juillet son premier catamaran solaire-électrique, le PY60, avant une présentation complète au Cannes Yachting Festival du 8 au 13 septembre. Pour le jeune chantier allemand fondé cette année par Mike Frank, l’enjeu dépasse le simple effet d’annonce. Il s’agit de prouver qu’un yacht de 18 mètres peut être pensé dès l’origine autour de l’énergie, et pas adapté ensuite à l’électrique.
Un projet pensé autour de l’énergie, pas d’un moteur converti
Chez Pioneer Yachts, le point de départ n’était pas une coque classique à électrifier. Mike Frank, ingénieur et entrepreneur, dit avoir voulu un bateau solaire-électrique fiable, capable d’un usage continu en mer. Du coup, l’équipe a développé une plateforme de catamaran centrée sur trois idées, efficacité, autonomie et simplicité.
Le stockage d’énergie, sa production à bord et la propulsion ont donc guidé toute la conception. C’est un détail qui compte, quand même, parce qu’il change la hiérarchie du projet. Ici, le système propulsif n’arrive pas en fin de développement comme un supplément technique.
Technique allemande, dessin italien, compromis rare
Le PY60 réunit deux signatures italiennes et une exécution allemande. Le dessin extérieur vient de Cossutti et Ganz, l’aménagement intérieur de Micheletti + Partners, tandis que l’ingénierie et la construction sont assurées en Allemagne.
L’ensemble cherche un équilibre assez clair entre style et usage. La promesse, c’est une croisière haut de gamme sans émissions en fonctionnement électrique, avec ce mélange de rigueur technique allemande et d’élégance italienne qui parle forcément à cette catégorie de bateaux.

Silence en mer, autonomie utile, secours diesel
Le yacht reçoit un vaste toit solaire chargé de produire l’électricité embarquée. Cette énergie alimente des banques de batteries puis la propulsion électrique ou les besoins de vie à bord. Pioneer Yachts met en avant une architecture électrique en 48 volts, pensée pour durer en mer sur le long terme.
La marque affirme que le multicoque peut naviguer en tout électrique sur des distances de croisière typiques, sans préciser l’autonomie. En appoint, des générateurs diesel restent disponibles si davantage de puissance est nécessaire. Résultat, un bateau annoncé à 11 nœuds en pointe et 7,5 nœuds en vitesse de croisière, avec un fonctionnement très silencieux, ce qui, sur ce segment, n’est pas un détail.
Un intérieur ouvert et un bateau pensé pour son propriétaire
La coque et la superstructure ont été développées pour soutenir ce système propulsif, tout en réduisant la consommation d’énergie et en améliorant le confort. À bord, Pioneer Yachts annonce la plus grande porte de cockpit de cette catégorie, afin d’effacer la séparation entre le pont arrière et le salon.
S’ajoutent un espace de vie de plain-pied et de larges vitrages panoramiques. Et les systèmes simplifiés, avec des commandes présentées comme intuitives, doivent permettre au propriétaire de manœuvrer lui-même le bateau, avec moins de dépendance à un équipage professionnel.
Mise à l’eau en juillet, première publique à Cannes en septembre
Baptisé Pioneer One, ce premier exemplaire servira à la fois de navire amiral et de démonstrateur. Mike Frank compte l’utiliser personnellement afin d’affiner les futurs modèles à partir d’un usage réel. Il résume l’idée ainsi, « Pioneer One sera plus qu’un yacht vitrine, il deviendra notre plateforme opérationnelle de référence ».
Et il ajoute, « En utilisant nous-mêmes le yacht et en surveillant ses performances dans des conditions réelles, nous pourrons continuer à affiner le concept ». Première réponse attendue sur l’eau en juillet, puis face au public de Cannes en septembre.