En bref
- Trois Rolls-Royce uniques pour les 250 ans américains
- Le marché nord-américain reste central pour la marque
- Présentation à Washington, fabrication à Goodwood
Pour Rolls-Royce, l’hommage aux 250 ans des États-Unis n’a rien d’anecdotique. La marque britannique a dévoilé trois créations sur mesure qui saluent l’anniversaire américain, mais elles rappellent surtout une réalité très concrète, l’Amérique du Nord est aujourd’hui son plus grand marché dans le monde.
L’Amérique, marché clé pour la maison britannique
Le lien entre Rolls-Royce et les États-Unis ne date pas d’hier. Il remonte à plus d’un siècle. Au début du XXe siècle, le constructeur assemblait même des voitures pour ses clients américains dans une usine de Springfield, dans le Massachusetts. Un cas unique dans son histoire, puisque la marque n’a jamais produit ailleurs qu’en Angleterre.
Ce poids américain reste visible aujourd’hui. Rolls-Royce indique livrer davantage de commandes bespoke aux États-Unis que dans toute autre région. Et la maison a ouvert en 2023 un Private Office à New York, justement pour fluidifier ce type de commandes. Le message est clair, et il vaut presque autant que les voitures elles-mêmes.
Trois modèles, trois teintes, une lecture du drapeau
La série réunit un Cullinan, une Phantom et une Ghost. Chacun adopte une couleur inspirée des Stars and Stripes, avec une intention symbolique assumée par la marque.
Le Cullinan, habillé de Bohemian Red, évoque selon Rolls-Royce la force, le courage et l’esprit d’entreprise américain. La Phantom, en English White, renvoie aux idéaux fondateurs du pays, à une certaine élégance intemporelle et à la poursuite de l’excellence. La Ghost, en Iguazu Blue, veut traduire l’innovation, l’optimisme et cet horizon sans limite associé au caractère américain.

Washington pour la scène, Goodwood pour l’exécution
Le choix du lieu n’a rien d’innocent. Rolls-Royce a présenté ce trio à la résidence de l’ambassadeur du Royaume-Uni à Washington, en présence de responsables publics et de dirigeants économiques américains et britanniques. Une manière de souligner la relation particulière entre la marque et les États-Unis.
Mais la fabrication, elle, reste solidement ancrée à Goodwood, dans le West Sussex. Comme toutes les commandes bespoke de la maison, les trois voitures ont été réalisées à la main sur son site anglais. C’est assez cohérent, et plutôt élégant dans l’exécution.
Des tarifs non annoncés, mais un positionnement limpide
Rolls-Royce n’a pas communiqué le prix de ces trois exemplaires. Pas de surprise. On peut seulement les situer au-dessus des tarifs de base des modèles concernés, déjà très élevés, environ 378000 euros (440000$) pour le Cullinan, 473000 euros (550000$) pour la Phantom et 305000 euros (355000$) pour la Ghost.
Et c’est bien là que ce projet prend son sens. Dans un univers où la personnalisation est partout, Rolls-Royce reste la marque qui colle le plus naturellement à l’idée de commande sur mesure. Cette fois, elle ne signe pas la voiture d’un client, mais celle d’une date.