En bref
- Seiko lance deux nouvelles Presage artisanales
- Le modèle urushi noir et or capte l’attention
- Disponibilité annoncée pour septembre 2026
Dans la vaste famille Presage, il n’est pas si fréquent qu’une nouveauté saute aux yeux. Avec les références HCC005 et HCC006, Seiko signe pourtant deux montres habillées qui sortent du rang, surtout la seconde. Cette édition de la série Classic Series Craftsmanship mise sur deux savoir-faire japonais, l’émail et l’urushi, tout en restant dans une zone tarifaire encore accessible pour ce niveau de finition.
Seiko Presage HCC005 HCC006" width="1344" height="1344" />Une Presage qui se distingue enfin au premier regard
La vraie vedette, c’est la HCC006. Son cadran noir laqué urushi, associé à des accents dorés, tranche avec les codes plus sages de nombreuses Presage. Le contraste fonctionne très bien. Les chiffres de style Breguet, peints en laque saupoudrée d’or, apportent une finesse assez rare à ce niveau de prix, avec un rendu légèrement granuleux qui évite l’effet trop lisse.
Seiko applique aussi l’urushi sur les aiguilles, ce qui renforce la cohérence de l’ensemble. Il y a bien une réserve, quand même, le boîtier reçoit une finition dorée par placage. Visuellement, cela sert le dessin, mais ce choix donne souvent une impression moins noble qu’un métal non traité.
L’émail blanc, un classicisme plus discret
Face à elle, la HCC005 joue une carte plus retenue. Son cadran en émail blanc brillant, relevé par un 12 rouge, reprend un esprit inspiré de la Seiko Laurel de 1913, première montre-bracelet de la marque. C’est plus classique, moins spectaculaire, mais pas banal pour autant.
Un détail mérite l’attention. Le cadran est réalisé d’une seule pièce, avec un centre légèrement creusé. Ce relief discret complique la fabrication et donne un peu plus de présence à une montre qui, sinon, pourrait sembler très proche d’autres références de la collection.
Un artisanat japonais encadré par des maîtres
La logique de cette ligne Craftsmanship reste intacte, rendre des techniques artisanales japonaises plus accessibles. Pour l’émail, Mitsuru Yokosawa encadre le travail de Kazunori Uchiyama. Pour l’urushi, Toshikazu Tsuji et sa fille Mitsuki Tsuji interviennent sous la supervision de Isshu Tamura.
Ce point compte. Yokosawa et Tamura collaborent avec Seiko depuis longtemps sur d’autres éditions Presage, ce qui inscrit ces deux nouveautés dans une continuité plus sérieuse qu’un simple exercice de style.
Même base technique, avec ses qualités et ses limites
Les deux montres partagent le même boîtier de 39,6 mm et surtout le calibre automatique 6R5H. Ce mouvement offre une réserve de marche confortable de 72 heures, un vrai point fort dans le milieu de gamme de Seiko. En revanche, il impose une épaisseur de 12,4 mm, un peu haute pour une montre habillée.
On retrouve aussi un indicateur 24 heures à 6 h, synchronisé avec l’heure principale et non pensé comme un second fuseau. Fonction présente, utilité plus discutable. Le reste est sobre, verre saphir, étanchéité à 30 m, bracelet cuir avec boucle déployante. La HCC005 sera proposée à 1 430 euros, la HCC006 à 1 640 euros, avec une arrivée annoncée en septembre 2026 chez les boutiques et détaillants Seiko.