- Boîtier acier réduit à 41 mm
- Nouveau calibre UN-232 à micro-rotor
- Étanchéité portée à 100 mètres
La seconde génération de la Freak X signée Ulysse Nardin corrige surtout un point clé, son gabarit. La montre passe à 41 mm, contre 43 mm auparavant, et garde l’allure si particulière de la famille Freak avec une présence plus facile à porter au quotidien.
Une Freak X recentrée sur l’usage
Le changement le plus concret, vous le voyez tout de suite au poignet. Le boîtier en acier affiche désormais 47,3 mm de corne à corne et 13,6 mm d’épaisseur. Un nouveau verre saphir en forme de boîte absorbe visuellement une partie de cette hauteur, ce qui affine la silhouette.
Autre évolution, bien moins spectaculaire mais franchement utile, la couronne à trois heures devient vissée. C’est une première pour cette collection, et cela permet à Ulysse Nardin d’annoncer une étanchéité de 100 m. Pour une montre aussi atypique, ce n’est pas un détail.
Le passage du titane à l’acier fera sans doute discuter certains amateurs. Mais avec cette réduction de taille, l’équilibre général paraît plus cohérent.

Le nouveau calibre change la donne
Sous le cadran, ou plutôt dans cette architecture ouverte qui tient lieu d’affichage, la vraie nouveauté s’appelle UN-232. L’ancienne Freak X utilisait le calibre UN-230 à rotor central. Cette fois, Ulysse Nardin adopte un micro-rotor monté sur rubis, avec un pont supérieur qui le distingue de la plupart des solutions du genre.
La marque y ajoute son échappement DiamonSil, inédit sur la Freak X. La roue d’échappement et l’ancre monobloc en silicium reçoivent ici un traitement de surface à base de diamant. L’ensemble transmet l’énergie à un balancier en silicium, associé au spiral ovale en silicium de la maison, conçu pour améliorer l’isochronisme.
La fiche technique reste solide, avec 72 heures de réserve de marche et une fréquence de 21.600 alternances par heure, soit 3 Hz. Ulysse Nardin précise aussi que chaque mouvement est assemblé du début à la fin par un seul horloger. Dans la haute horlogerie, ce genre d’engagement compte quand même.
Un héritage Freak toujours lisible
Il fallait toucher au modèle sans le dénaturer. Lancée il y a 25 ans, la ligne Freak avait marqué l’horlogerie avec son train de rouages et son échappement intégrés à une immense aiguille des minutes. La Freak X conserve cette lecture inspirée du « flying carousel » cher à Ulysse Nardin, même si la construction a été simplifiée, avec le train intégré à la plaque qui porte l’heure.
Le grand purisme des premières Freak, sans couronne et avec réglage par la lunette, n’est plus là. Mais cette seconde génération semble assumer ce compromis technique et commercial avec plus de maturité.

Bracelets, références et prix
Ulysse Nardin ajoute enfin un système de bracelet interchangeable, avec au choix un bracelet cuir à boucle déployante assortie au boîtier ou un bracelet acier. Trois versions sont annoncées, gris réf. 2323-500-1A/0A, bleu réf. 2323-500-3A/7A et or réf. 2323-500-2A/1A.
La montre n’est pas limitée et sera distribuée chez les détaillants et dans les boutiques de Ulysse Nardin. Les prix débutent à environ 35.000 euros (41.200$) pour la version grise, grimpent à environ 36.000 euros (42.400$) pour la bleue sur bracelet acier, et à environ 54.000 euros (64.000$) pour la version or, hors taxes.