En bref
- Bonhams vend une Lamborghini Diablo GT
- Seulement 80 exemplaires produits
- Valeur attendue à plus d’un million
Posséder une Lamborghini Diablo GT, c’est déjà rare. En voir une passer en vente, encore plus. Bonhams mettra aux enchères un exemplaire de 2000 lors de sa vente de Laguna Seca, le jeudi 13 août, et l’auto a tout du lot que les collectionneurs surveillent de près.
Une Diablo GT qui coche toutes les cases du collectionneur
Produite à seulement 80 exemplaires, la Diablo GT appartient à ce cercle très étroit des supercars de la fin des années 1990 devenues franchement désirables. La maison de vente la présente comme l’un des modèles les plus convoités de l’ère moderne de la marque. Ce n’est pas exagéré.
La Diablo, longtemps restée dans l’ombre de la Countach, a pris du relief ces dernières années auprès des amateurs comme des acheteurs. Et la GT, arrivée en fin de carrière, pousse cette base à son point le plus tendu.

Le moment où la Diablo devient radicale
La Diablo a compté dans l’histoire de Lamborghini. Son dessin en coin a nourri le langage de style de la marque, et le modèle a aussi été le premier de la maison à dépasser les 200 mph, soit environ 322 km/h, ainsi qu’à adopter la transmission intégrale.
La GT, elle, prend une autre voie. Plus affûtée, plus agressive dans son traitement aérodynamique, elle reçoit aussi un V12 plus généreux. Malgré son orientation piste, cette version restait homologuée pour la route en Europe. Elle n’avait en revanche pas été importée en quantité suffisante aux États-Unis pour obtenir la même classification. Cet exemplaire ayant désormais plus de 25 ans, il échappe toutefois aux normes fédérales de sécurité et d’émissions.
Un exemplaire très précis, noir sur noir
La voiture proposée est le 74e exemplaire sorti de l’usine de Sant’Agata Bolognese. Sa carrosserie, largement réalisée en fibre de carbone, se distingue par un capot plus sculpté, des ailes arrière élargies et un diffuseur plus imposant.
La teinte choisie, Black Rage, renforce encore sa présence. À bord, l’ensemble reste dans le même registre avec un habitacle habillé de cuir Nero, des sièges sport équipés de harnais, plus une mallette d’usine en cuir beige, une pièce assez rare.

Le V12, vrai centre de gravité de l’auto
Le cœur du sujet reste la mécanique. Cette Diablo GT reçoit un V12 atmosphérique de 6,0 litres, soit 0,3 litre de plus que le moteur standard. Résultat, 567 ch et 465 lb-pi de couple, envoyés aux seules roues arrière par une boîte manuelle à cinq rapports. La transmission intégrale a été supprimée pour gagner du poids.
L’exemplaire mis en vente affiche moins de 9 000 miles au compteur, un peu plus de 14 000 kilomètres, et semble avoir été bien entretenu. Bonhams n’a pas avancé d’estimation chiffrée, mais le marché devrait clairement emmener l’enchère en territoire à sept chiffres.