En bref
- 50 exemplaires seulement pour cette édition anniversaire
- Bracelet platine complet, rare chez Lange
- Cadran noir inédit sur la Datograph Perpetual
Vingt ans après l’arrivée de la Datograph Perpetual, A. Lange et Söhne choisit une célébration qui ne passe pas inaperçue. La manufacture allemande relance son grand chronographe à calendrier perpétuel dans une exécution en platine 950, limitée à 50 pièces, avec un détail qui compte vraiment chez elle, un bracelet métal complet.
Chez Lange, ce choix reste rare hors de la ligne Odysseus. C’est ce qui donne du poids à cette référence 410.136E, bien au-delà de l’exercice anniversaire. Le boîtier conserve les proportions connues du modèle, 41 mm de diamètre pour 13,5 mm d’épaisseur, avec les poussoirs de chronographe de part et d’autre de la couronne et un correcteur de calendrier à 10 heures.
Une Datograph Perpetual anniversaire qui change de ton
Le plus intéressant, finalement, tient à la personnalité de la montre. La Datograph Perpetual a toujours cultivé une forme de rigueur presque austère, malgré la richesse de ses complications. Ici, A. Lange et Söhne tranche avec cette retenue habituelle.
Le bracelet à cinq rangs en platine y participe beaucoup. Les surfaces polies alternent avec des zones brossées, les chanfreins polis affinent le dessin, et les maillons sans vis visibles soignent la ligne. Il se ferme par une boucle déployante en platine. Pas de système de micro-ajustement, en revanche, un vrai point à noter sur une pièce aussi dense.

Le bracelet et le cadran noir signent les vraies nouveautés
L’autre rupture, c’est le cadran. Les versions standard de la Datograph Perpetual adoptaient jusqu’ici des tons gris ou argentés. Cette fois, Lange passe au cadran noir, réalisé en argent 925, avec des compteurs rhodiés et onze index en diamants taille baguette pour un total d’environ 0,13 carat.
Le dessin reste mesuré, et c’est heureux. Deux diamants prennent place à 12 heures, tandis que ceux de 4 et 8 heures disparaissent pour laisser respirer les compteurs. La grande date domine toujours l’ensemble. À 9 heures, on lit la petite seconde, le jour et l’indication jour/nuit. À 3 heures, le compteur 30 minutes du chronographe partage l’espace avec le mois et l’année bissextile. La phase de lune ferme l’architecture à 6 heures. Beaucoup d’informations, mais une lisibilité qui tient bon.

Un mouvement toujours au sommet, malgré une réserve courte
À l’intérieur, pas de révolution, et ce n’est pas un reproche. Le calibre L952.1, remontage manuel, reste l’un des gros arguments de la montre. Il embarque 556 composants, dont 223 pour le seul calendrier perpétuel, bat à 18 000 alternances par heure et offre 36 heures de réserve de marche.
C’est la spécification la moins impressionnante de la fiche technique. Trente-six heures, pour un calendrier perpétuel manuel, c’est court quand la montre quitte le poignet. Bon point, le système de correction rapide permet d’avancer toutes les indications du calendrier via le poussoir à 10 heures, avec des correcteurs séparés pour les ajustements précis.
Le reste est au niveau attendu. Calendrier perpétuel programmé jusqu’au 1er mars 2100, phase de lune précise à un jour d’écart après 122,6 ans, chronographe à roue à colonnes avec fonction flyback et saut précis des minutes. Et au dos, sous le saphir, les signatures de Lange sont bien là, argent allemand non traité, chatons en or vissés, vis bleuies, coq de balancier gravé main et double assemblage. La pièce est disponible dès maintenant dans les boutiques A. Lange et Söhne. Le prix, lui, n’a pas encore été communiqué.