Audi valide l’arrivée de son grand SUV thermique Q9 pour un lancement en 2026

Image d'illustration. Ici, l'Audi Q7. Audi / PR-ADN
Audi prépare l’arrivée de son nouveau grand SUV à moteur essence, le Q9, dont la commercialisation est désormais confirmée pour 2026. Ce modèle viendra étoffer l’offre haut de gamme du constructeur allemand sur le segment des véhicules familiaux.
Tl;dr
- Audi lance le Q9 en 2026, SUV géant attendu.
- Essence, hybride et plug-in restent au cœur de la stratégie.
- L’industrie automobile européenne remet en question la fin du thermique.
Une offensive XXL sur le segment des SUV de luxe
Le marché des SUV haut de gamme s’apprête à accueillir un nouvel acteur de poids. Après des années de rumeurs, Audi officialise l’arrivée prochaine de son plus imposant modèle : le Q9.
Prévu pour 2026, ce mastodonte vient affronter sans détour les références du genre que sont le BMW X7 et le Mercedes GLS. Avec ce lancement tardif, certains diront que la marque aux quatre anneaux arrive après la bataille. Pourtant, à Ingolstadt, on semble vouloir miser sur le fameux « mieux vaut tard que jamais ».
Plateformes modulaires et choix des motorisations : la diversification assumée
Ce nouveau venu sera épaulé par une nouvelle génération de Q7, attendue dès l’an prochain. Les deux modèles partageront la plateforme Premium Platform Combustion (PPC), déjà utilisée par les derniers A5, Q5 et A6. Ce socle technique modulable accueille aussi bien les moteurs essence ou diesel que des variantes hybrides légères ou rechargeables. D’ailleurs, il n’est pas exclu qu’une version à prolongateur d’autonomie voie le jour, même si Audi reste discrète sur ce point.
À y regarder de plus près, l’ensemble du groupe Volkswagen réajuste sa feuille de route. Du côté de Porsche, un SUV familial trois rangées devait initialement être 100 % électrique… avant que Stuttgart ne revoie sa copie pour inclure moteurs thermiques et hybrides plug-in. Ce modèle sera d’ailleurs commercialisé en version essence dans un premier temps ; l’électrique attendra.
L’industrie européenne face à l’incertitude réglementaire
La marche arrière des géants allemands ne passe pas inaperçue. L’abandon affiché du « tout électrique » dès 2032 par Audi, ainsi que la fidélité maintenue au V8 chez Porsche, témoignent d’une prudence stratégique partagée avec leurs concurrents directs. La gestion de cette pluralité technique s’impose désormais comme une nécessité pour répondre aux attentes diverses des clients.
Derrière ces évolutions se cache une autre réalité : le spectre du bannissement total des moteurs thermiques dans l’Union européenne d’ici 2035. Pourtant, ce calendrier pourrait évoluer – des discussions sont en cours pour potentiellement épargner les hybrides rechargeables au-delà de cette échéance.
L’appel à la prudence des dirigeants allemands
Nombreux sont ceux qui s’inquiètent ouvertement d’un virage réglementaire trop abrupt. Le patron de Mercedes, Ola Källenius, évoque une industrie filant droit «à pleine vitesse contre un mur».
Même son de cloche chez BMW, où Oliver Zipse alerte sur un scénario susceptible «d’anéantir une industrie entière».
Reste à voir si Bruxelles entendra ces mises en garde alors que la transition énergétique se dessine dans un climat d’incertitude croissante pour les constructeurs européens.