En bref
- Deux cadrans en pierre naturelle, 50 pièces chacun
- Jaspe allemand, serpentine des Alpes suisses
- Calibre manufacture C.6000, 55 heures de réserve
Chronoswiss ne lance pas seulement deux nouvelles montres. La maison relie son histoire entre Allemagne et Suisse avec deux Small Second à cadran de pierre, produites à 50 exemplaires chacune. Une manière assez fine de rappeler que la marque est née à Munich avant de s’installer à Lucerne.
Deux pierres pour raconter une trajectoire
Le modèle Jasper utilise un jaspe sourcé en Allemagne, clin d’œil direct au berceau de Chronoswiss. La pierre vient de la région d’Idar-Oberstein, connue de longue date pour son travail de la pierre. Son rendu mat mêle beige chaud, ivoire doux et bruns plus denses, avec un dessin imprévisible d’une pièce à l’autre.
En face, la Small Second Serpentine regarde vers la Suisse actuelle de la marque. Sa pierre provient des Alpes suisses, autour de Zermatt et du Matterhorn. Sa teinte verte très vive, polie cette fois, laisse apparaître des motifs internes presque écailleux, liés à la structure du minéral.

Un boîtier familier, des matières qui changent tout
Les deux versions gardent la silhouette bien connue de la ligne. Boîtier de 40 mm, 11,5 mm d’épaisseur, 50 mm de corne à corne. On retrouve aussi la lunette à bord cannelé poli et la couronne oignon, deux signatures visuelles de Chronoswiss.
Mais le traitement varie. La Serpentine associe l’acier à l’or rouge 18 carats dans une finition bicolore, avec une lunette dorée qui réchauffe nettement le vert du cadran. La Jasper, plus sobre, reste en acier. Les deux annoncent une étanchéité de 30 mètres, avec saphir à l’avant comme au dos.
Le travail du cadran reste la vraie pièce maîtresse
Fabriquer un cadran en pierre naturelle n’a rien d’anodin. La découpe de minéraux denses en couches très fines entraîne un taux d’échec élevé, et c’est aussi ce qui fait l’intérêt de l’exercice. Chaque cadran part d’un bloc brut avant d’être aminci pour révéler veines, nuances et textures. Résultat, aucune montre n’est identique.
La composition, elle, reste très lisible. Aiguilles centrales de type Feuille remplies de Super-LumiNova, affichage épuré, puis cette petite seconde à 9 heures, guillochée à la main. Sur la Jasper, le sous-cadran reçoit une finition noire galvanique sablée. Sur la Serpentine, Chronoswiss choisit un traitement 5N plus chaud.
Chronoswiss Small Second Stone" width="1280" height="720" />Au dos, un calibre manufacture à la hauteur
Le fond saphir dévoile le Calibre C.6000, un mouvement automatique manufacture de Chronoswiss. Il bat à 28 800 alternances par heure et offre 55 heures de réserve de marche. Le niveau de finition semble très soigné, avec ponts ruthéniés à côtes de Genève, vis polies, roue d’échappement visible et rotor squeletté en tungstène.
Les deux références sont disponibles via les boutiques et détaillants agréés de Chronoswiss. Comptez 12 700 euros pour la Jasper et 18 500 euros pour la Serpentine. Pas mal de marques posent de la pierre sur un cadran. Ici, la pierre raconte vraiment quelque chose.