En bref
- McLaren lance la 788HS, série limitée à 200 exemplaires
- V8 biturbo de 777 ch, poids en baisse
- Aérodynamique revue, production partagée entre coupé et spider
La McLaren 788HS n’ouvre pas un nouveau chapitre, elle referme plutôt une histoire commencée en 2017 avec la 720S. Et elle le fait avec sérieux. Pour la marque de Woking, qui n’avait plus présenté de nouveauté depuis la W1 à l’automne 2024, cette version apparaît comme l’itération la plus poussée de sa supercar V8 à moteur central.
La fin de course d’une lignée devenue référence
Chez McLaren, la recette a déjà fait ses preuves. La base née sous le nom 720S a ensuite donné la 765LT en 2020, puis la 750S en 2023. La 788HS vient coiffer cet ensemble. C’est seulement la troisième voiture de la maison à porter le sigle HS, pour High Sport, un détail qui dit assez bien l’ambition.
Le constructeur britannique parle ici de son modèle V8 central le plus raffiné à ce jour. Vu la fiche technique, l’idée tient.

Plus de puissance, moins de masse, un châssis affiné
On retrouve le V8 4,0 litres biturbo déjà connu dans la gamme, mais porté cette fois à 777 ch, soit 37 ch de plus que la 750S. Le couple ne bouge pas, avec 590 lb-pi, mais les performances avancées restent très hautes, 0 à 60 mph en 2,0 secondes, 0 à 124 mph en 7,8 secondes, pour une vitesse de pointe de 205 mph.
Le travail ne s’arrête pas au moteur. McLaren annonce une suspension retravaillée, des freins carbone-céramique repris à la Senna et une masse en baisse par rapport à la 750S. En coupé, l’auto affiche 2 789 livres sur la balance, ce qui lui donne le meilleur rapport poids/puissance de cette lignée. Clairement, c’est le genre de détail qui compte sur une auto de ce niveau.
Un style plus tendu, une aéro plus sérieuse
La parenté avec la 720S reste visible, mais la 788HS durcit nettement le trait. Nouveau splitter avant, capot avec S-duct, diffuseur arrière redessiné, la silhouette gagne en tension et en efficacité. Le pack aérodynamique en fibre de carbone génère ainsi 10 % d’appui de plus que celui de la 765LT.
À bord, les changements sont plus mesurés. La console centrale passe au carbone, le marquage HS se multiplie, et chaque voiture reçoit une plaque numérotée. Chaque exemplaire sera aussi personnalisé par McLaren Special Operations.

Deux cents voitures, pas une de plus
La rareté fait partie du projet. McLaren prévoit seulement 200 unités, réparties à parts égales entre 100 coupés et 100 spiders. Pas mal de clients seront donc laissés sur le bord de la route.
Le prix, lui, n’est pas encore communiqué. Mais avec ce surplus de performances, il faut sans doute regarder au-delà du tarif de départ de la 750S, fixé à environ 311 000 euros (365,100$). La suite sera surtout commerciale, et elle devrait aller vite.