En bref
- Pagani dévoile la dernière Huayra 70
- Anima célèbre les 70 ans d’Horacio Pagani
- Boîte manuelle confirmée, prix encore secret
L’Anima n’est pas une simple variation de plus. Avec elle, Pagani referme la série Huayra 70 imaginée pour marquer l’entrée d’Horacio Pagani dans sa septième décennie. Le constructeur l’a présentée ce week-end au Concours at Wynn Las Vegas, en personne, ce qui dit déjà le rang de l’auto.
L’ultime pièce d’une série très privée
Avant elle, il y avait eu les Trionfo et Derecho. Cette troisième voiture complète le triptyque développé par Grandi Complicazioni, la division de projets spéciaux de la maison. Pagani ne cache pas l’intention, l’Anima doit incarner l’âme de l’atelier.
Et à voir les images diffusées, la marque a gardé une pièce très forte pour la fin. Le modèle repose sur la version roadster de la deuxième création de la maison, la Huayra. Sa carrosserie en fibre de carbone reçoit une teinte Custom Metallic infusée de diamant, relevée d’accents Inky Blue et de liserés en feuille de platine appliqués à la main.

Une carrosserie sculptée, un habitacle inversé
Le traitement aérodynamique ne cherche pas la discrétion. On retrouve un splitter avant accentué, des jupes latérales spécifiques, une prise d’air géante au-dessus du cockpit, des roll loops et un imposant aileron arrière. À cela s’ajoute un échappement à six sorties, habillé de céramique blanche. L’ensemble est chargé, mais cohérent, ce qui n’est pas toujours gagné sur ce registre.
Dans l’habitacle, Pagani inverse la palette. Le bleu passe en ponctuation, le blanc domine largement la sellerie, avec des détails usinés sur le levier de vitesses, les boutons et les commandes physiques. Entre les deux sièges, une plaque vient rappeler qu’il s’agit bien du troisième modèle Huayra 70.

Boîte manuelle rare, tarif non dit mais attendu
Côté mécanique, la maison reste étonnamment discrète. Pagani n’a rien précisé sur le groupe motopropulseur de cette Anima. D’après Supercar Blog, on doit toutefois retrouver le V12 6.0 biturbo de Mercedes-AMG monté sur la plupart des Huayra homologuées pour la route.
Un point, lui, est acquis. Le moteur est associé à une boîte manuelle à sept rapports, une rareté sur cette lignée. Cette transmission n’était pas proposée avant l’Epitome, dévoilée en 2024, soit plus de treize ans après les débuts de la Huayra.
Reste la question du volume et du prix. Comme la Trionfo, l’Anima serait un exemplaire unique, quand la Derecho a été produite à quelques unités. Aucun tarif n’a été annoncé. Mais la facture promet d’être à sept chiffres, alors que la Huayra débutait autrefois autour de 1,29 million d’euros (1,4 million de dollars), les versions récentes coûtant nettement plus cher.