En bref
- Porsche lance une GT3 cabriolet inédite
- 502 ch, boîte manuelle, toit électrique rapide
- Environ 251000 euros hors options
La nouvelle Porsche 911 GT3 S/C démarre à environ 251000 euros. Dit comme ça, on pourrait croire à une simple déclinaison plaisir. En réalité, l’enjeu est ailleurs, prouver qu’une GT3 peut perdre son toit sans perdre son tranchant.
Une GT3 découvrable, mais sans virage mou
Cette S/C reprend la base de la génération 992.2 et y greffe le toit souple électrique des dernières versions Cabriolet. L’ouverture ou la fermeture demande 12 secondes, et l’opération reste possible jusqu’à 37 mph. Soit un peu moins de 60 km/h.
Le point sensible, c’était le poids. Porsche annonce un écart d’environ 80 livres face à une GT3 Touring, soit à peine plus de 36 kilos. Les freins carbone-céramique et les jantes en magnésium, livrés de série, aident clairement. Même logique pour la structure du toit, largement conçue en magnésium et en matériaux composites, avec une rigidité annoncée très proche de celle d’un toit rigide escamotable.

L’habitacle soigne le spectacle autant que la mécanique
Visuellement, la voiture garde l’agressivité de la 911 GT3. Capot et ailes avant percés d’ouïes, éléments en fibre de carbone, posture tendue. Toit fermé, l’allure devient un peu plus décontractée. Toit ouvert, l’habitacle prend la lumière, et c’est sans doute là que cette version assume le plus son positionnement.
Le pack Street Style retient l’attention, avec un motif inspiré des tartans chers à la marque, ici transposé en cuir tissé. Les poignées à sangle et les inserts en carbone font le reste. L’ensemble est très travaillé, franchement réussi, même si ce type de sellerie ne plaira pas à tout le monde.
Au centre, un écran de 10,9 pouces accueille une version plus rapide du système PCM. Derrière le volant, l’instrumentation numérique de 12,6 pouces affine la représentation du compte-tours central. Le détail est malin, avec la possibilité d’orienter la zone rouge à la verticale, comme sur une auto de course.
Flat-six atmosphérique, boîte manuelle, et toujours la bonne intensité
Sous le capot arrière, rien d’édulcoré. On retrouve le flat-six atmosphérique 4,0 litres de 502 ch et 331 lb-ft de couple, transmis aux seules roues arrière par une boîte manuelle à six rapports. Pas de PDK ici.
Sur la route, le cœur du sujet est là. Le moteur grimpe jusqu’à 9000 tr/min, avec cette sonorité que le toit ouvert laisse entrer sans filtre. Et la bonne surprise, c’est que le châssis ne se relâche pas. Direction vive, train avant lisible, suspension issue de la GT3 fermée, avec en prime une barre antiroulis arrière en carbone. Bref, la précision reste intacte.
Le levier demande un geste ferme, ce qui rend la conduite coulée moins évidente. Le rev-matching automatique du mode Sport aide, mais cette auto réclame de l’implication. En bas du compte-tours, elle paraît aussi moins démonstrative qu’une 911 GTS hybridée.

Un cabriolet très exclusif, avec quelques limites bien réelles
À vitesse d’autoroute, le déflecteur d’air arrière escamotable limite fortement les remous. Toit fermé, l’insonorisation et l’absence de flex surprennent dans le bon sens. C’est rare sur un cabriolet de cette trempe.
Reste la facture. L’exemplaire essayé, peint en Slate Gray Neo et doté notamment du lift avant ainsi que des sièges Street Style, atteignait environ 292000 euros. Et tout n’est pas parfait, les sièges non ventilés peuvent vite devenir pénibles, et l’auto n’a rien d’une sportive relax. Les performances, elles, ne discutent pas, avec le 0 à 60 mph en 3,7 secondes et une vitesse de pointe de 194 mph. La commercialisation a débuté en 2026.