En bref
- Spyker revient avec la C8 Preliator XXV
- 789 ch, boîte manuelle, 25 exemplaires
- Le modèle lance la relance de la marque
Spyker a profité de Monterey pour remettre son nom sur la table avec la C8 Preliator XXV, une supercar produite à seulement 25 exemplaires. Pour la marque néerlandaise, l’enjeu dépasse largement une simple nouveauté. Cette auto doit surtout prouver qu’il y a encore une place pour un constructeur artisanal au style très affirmé.
Un retour très calculé pour remettre Spyker au centre
La voiture est présentée comme un modèle entièrement nouveau par Spyker. À regarder la formule, on comprend quand même qu’elle prolonge très nettement la précédente C8 Preliator, avec un travail de révision en profondeur plutôt qu’une rupture totale. Ce point compte, parce qu’il dit quelque chose de la méthode choisie, relancer la marque sans renier sa base technique ni son identité.
Le résultat, lui, ne cherche pas la discrétion. Et c’est sans doute ce qu’on attend d’une supercar signée Spyker.

Une supercar fidèle à l’obsession aéronautique de la maison
L’ADN aéronautique reste partout visible. Les écopes NACA se multiplient sur la carrosserie, les jantes reprennent le dessin d’hélices, les feux arrière évoquent des postcombustions et l’aileron central de toit brouille volontairement la frontière entre avion et sport automobile.
La présentation montrée à Monterey pousse encore cette logique. Sa teinte verte, baptisée Quail Green, reçoit des paillettes or rose dans la peinture, pendant que les éléments brillants adoptent le même traitement. Spyker précise qu’un fini aluminium plus classique reste possible, mais cette configuration dit bien l’intention. Une Spyker doit être un objet de conversation.
À bord, même parti pris. L’or rose réapparaît jusque sur la tringlerie apparente de la boîte manuelle, détail rare aujourd’hui et franchement cohérent avec l’esprit de la maison.
V8 Audi, boîte manuelle et performances de premier plan
Sous la carrosserie, Spyker retient un V8 4,0 litres biturbo fourni par Audi. Il développe 789 ch et 739 lb-ft de couple. Converti, cela donne un peu plus de 1 000 Nm, de quoi placer la C8 Preliator XXV dans le territoire des vraies supercars.
La marque annonce une vitesse de pointe de 217 mph, soit près de 349 km/h, et un 0 à 60 mph expédié en moins de trois secondes. Des chiffres très solides, surtout dans une voiture qui conserve une approche assez classique, avec une carrosserie artisanale et un habitacle presque théâtral.

25 voitures, un tarif évoqué, et déjà la suite
Spyker limitera la production à 25 unités. Un bruit de couloir avance un prix d’environ 1 470 000 euros (1,6 million de dollars), ce qui place d’emblée le modèle dans la catégorie des pièces de collection autant que des autos de route.
Mais cette C8 Preliator XXV n’est pas censée rester seule. Spyker annonce déjà la relance du D8 Peking-to-Paris Super SUV, resté jusque-là sans suite, ainsi qu’un retour vers le sport automobile de niveau GT3. La vraie information est peut-être là, cette voiture ne referme pas une histoire, elle tente de la relancer.