Donkervoort lève le voile sur une supercar ultralégère dotée d’un moteur à l’ancienne

Image d'illustration. Donkervoort P24 RSDonkervoort / PR-ADN
Le constructeur néerlandais Donkervoort vient de présenter une supercar ultra-légère, dotée d’une motorisation traditionnelle. Ce modèle se distingue par son poids plume et le choix assumé d’un groupe motopropulseur à l’ancienne, loin des technologies hybrides ou électriques actuelles.
Tl;dr
- La Donkervoort P24 RS : supercar ultra-légère, 600 ch.
- Série limitée à 150 exemplaires, livraisons dès avril.
- Expérience de conduite brute, sans aides électroniques.
Un nouveau visage pour la supercar néerlandaise
Donkervoort, constructeur emblématique né en 1978, frappe fort avec la présentation de sa dernière création : la P24 RS. Affichant sans détour son ambition de produire « la plus hollandaise des supercars jamais créées », l’entreprise fait le pari d’un véhicule qui bouscule les conventions du genre.
Une audace rendue d’autant plus remarquable par un marché national peu habitué à ce type d’excentricité mécanique.

Image d’illustration. Donkervoort P24 RSDonkervoort / PR-ADN
L’art du poids plume et de la puissance brute
Sous le capot, on découvre un V6 biturbo développant jusqu’à 600 chevaux. Mais c’est ailleurs que la P24 RS marque vraiment sa différence : un poids sous la tonne (moins de 1 000 kg), soit une masse inférieure à 2 204 livres.
Ce rapport poids/puissance propulse cette supercar dans une autre catégorie, offrant des sensations évoquant davantage la course que la simple balade sportive. La silhouette — long nez élancé et roues avant apparentes — signe d’ailleurs le style si particulier de Donkervoort, entre hommage rétro et design radical.
Aides électroniques proscrites : retour à l’essence de la conduite
La maison néerlandaise assume ici une philosophie extrême : aucun filtre électronique ne vient altérer le plaisir du pilotage. Ni contrôle de stabilité, ni assistance au freinage, pas même une direction assistée.
L’objectif ? « Moins vous portez de poids, moins vous avez besoin d’en arrêter, tourner ou accélérer — et plus l’expérience devient intime pour le conducteur », explique son PDG, Denis Donkervoort. Ce parti pris vise à offrir une expérience sans concession, où chaque réaction du véhicule dépend exclusivement du talent – ou de l’audace – du pilote.

Image d’illustration. Donkervoort P24 RSDonkervoort / PR-ADN
Série ultra-limitée et engouement international
Cette exclusivité s’incarne également dans les chiffres de production : seuls 150 exemplaires verront le jour. Les premières livraisons sont prévues dès avril. À partir de 298 000 euros, soit près de 354 000 dollars actuels, cette pièce rare a déjà séduit plus d’une cinquantaine d’acheteurs répartis entre les États-Unis, l’Europe et le Moyen-Orient.
Pour séduire encore davantage les amateurs avertis, un kit aérodynamique composé notamment de deux ailes arrière permettrait jusqu’à 90 kilos d’appui supplémentaire à 250 km/h, gage d’une adhérence optimisée sur circuit… ou lors de démonstrations spectaculaires devant des amis tout aussi passionnés.
En somme, avec cette P24 RS au tempérament bien trempé, Donkervoort rappelle qu’il reste possible — et même réjouissant — d’aller à contre-courant dans l’univers policé des supercars modernes.