En bref
- Vantanera se loue pour courir en régate
- Un 29 mètres orienté performance et confort
- Jusqu’à huit régates prévues en neuf mois
Louer un superyacht de course plutôt que l’acheter, puis viser le podium avec un équipage aguerri, c’est précisément la promesse de Vantanera. Ce voilier de 94 pieds, soit près de 29 mètres, fait partie des rares unités proposées en charter pour de la régate océanique sérieuse.
Une formule rare sur le marché des grandes régates
Chez LV Yachting, la courtière Lucy Jackson résume l’idée ainsi : « Vantanera vous donne la possibilité de participer à une régate de superyachts sans posséder votre propre bateau ». C’est là que le modèle prend son sens. L’équipage gère le bateau de façon professionnelle, tandis que l’expérience varie selon l’implication voulue par les invités.
Vous pouvez donc embarquer pour une simple croisière ou pour une semaine beaucoup plus engagée. Et chacun choisit son niveau. Lors d’un affrètement récent, 12 invités étaient à bord. Quatre marins motivés ont pris des postes clés, tacticien, réglage de la grand-voile et du foc notamment, pendant qu’un client novice était accompagné jusqu’à barrer lui-même dans les manœuvres.

Un Wally affûté, du carbone jusqu’au gréement
Livré en 2003 par Wally Yachts, Vantanera a ensuite connu deux refits majeurs, en 2008 puis en 2025. Sa conception porte la signature de Luca Bassani, fondateur de Wally, avec les architectes navals de German Frers.
La fiche technique est cohérente avec cette ambition. Coque et superstructure en fibre de carbone, mât Southern Spars avec bôme Park Avenue, gréement carbone ECsix, jeu complet de voiles North Sails, et les dernières technologies embarquées. Clairement, on n’est pas dans le voilier de promenade déguisé en coureur.
À bord, confort de superyacht et organisation de course
Sur le pont principal, le bateau aligne un cockpit central, un espace repas en plein air, deux postes de barre et une plateforme de baignade repliable à l’arrière avec accès direct à la mer. Les ponts en teck laissent aussi de la place pour le bain de soleil et le repos.
En dessous, on trouve un salon lumineux, une grande suite propriétaire, deux cabines doubles avec salle d’eau privative, ainsi qu’une cuisine, les quartiers équipage et la zone de navigation. Pour courir, il faut au moins huit professionnels à bord. Le yacht peut venir avec un équipage complet, ou l’affréteur peut amener sa propre équipe. Le capitaine est Oliver Kobale, cofondateur de Austrian Ocean Racing, qui a traversé l’Atlantique à 12 reprises.

Pas encore de victoire, mais un programme très clair
Le palmarès, pour l’instant, reste vierge. Mais le bateau n’a disputé que deux épreuves, la Giorgio Armani Superyacht Cup, abrégée GASYC, et la Cyclades Cup. Lucy Jackson indique que les deux régates se sont bien passées et que les affréteurs en sont sortis satisfaits.
Un invité, Colin, présent sur la GASYC, parle d’une expérience formidable et salue un équipage très professionnel, très orienté course, avec une hospitalité sans reproche. Le capitaine cherche aussi à améliorer le rating du yacht en obtenant des mesures complètes, afin de le rendre plus compétitif lors de la prochaine régate.
Reste le cadre. Une régate, ce sont aussi des dîners de propriétaires et des fêtes d’équipage. À bord de Vantanera, on vient donc pour naviguer, mais aussi pour entrer dans ce petit monde. Le tarif hebdomadaire est fixé à 58 000 euros pour la croisière, ou 85 000 euros pour la course avec quatre membres d’équipage. Au moins huit régates sont prévues sur les neuf prochains mois.