En bref
- Hublot revient à son dessin fondateur de 1980
- Boîtier or 38 mm, lunette à 12 vis
- Calibre automatique dérivé de Zenith, prix en hausse
Quand on pense à Hublot, on voit souvent de grandes pièces démonstratives. La Classic Fusion Tributo prend le chemin inverse, avec une lecture bien plus historique de la maison et un hommage direct au dessin imaginé par Carlo Crocco en 1980.
Une Hublot à contre-courant de l’image actuelle
Cette nouveauté renoue avec l’époque où Hublot n’était pas encore la marque que l’on connaît, mais le nom d’une montre signée MDM Genève. C’est important, parce que toute la proposition part de là. Le modèle originel, animé par un quartz, avait bousculé les codes en associant un boîtier en métal précieux à un bracelet en caoutchouc, un mariage alors inédit, très ancré dans une certaine élégance italienne.
Ici, l’esprit revient de façon plus nette que sur la Classic Fusion Original lancée en 2023. Le boîtier en or 18 carats mesure 38 mm de diamètre pour 9,5 mm d’épaisseur, avec un porté qui reste bas sur le poignet. C’est sobre, et franchement plus juste pour raconter cette histoire.

Le détail qui change tout sur la lunette
Le point le plus visible, c’est la lunette. Là où la réinterprétation de 2023 restait sur six vis en H affleurantes, la Tributo remet les 12 vis d’origine, légèrement bombées et saillantes. Dit comme ça, ça peut sembler mineur. À l’œil, ça change beaucoup.
La montre récupère du même coup l’inspiration de hublot naval qui a donné son nom à Hublot. Ces vis servent presque de repères horaires sur un cadran très dépouillé. Et le sigle MDM, imprimé à six heures, revient aussi, un détail absent en 2023 mais cohérent avec cette relecture plus fidèle.
Deux versions, deux lectures du même hommage
Hublot décline la pièce en or jaune et en or blanc. La première reste la plus proche de la montre de 1980, avec un cadran noir laqué. La seconde adopte un cadran en onyx noir et des vis de lunette noircies, pour un rendu plus monochrome et plus contrasté.
Les finitions les distinguent aussi. Sur la version or jaune, la lunette est brossée alors que le boîtier est poli, ce qui crée par endroits un léger effet deux tons. L’or blanc, entièrement poli, met davantage en avant ses vis sombres. Seule réserve, liée au cadran en pierre, les index appliqués sont collés plutôt que fixés par perçage, une solution courante pour éviter de fissurer la matière, mais un peu moins noble visuellement.
Classic Fusion Tributo" width="657" height="465" />Un moteur Zenith et un prix qui change la donne
La vraie rupture se loge sous le cadran. Fini le quartz, place à un mouvement automatique annoncé par Hublot comme un HUB1710, dérivé de la base Zenith Elite. Son architecture fine, 3,7 mm, permet de garder une montre élancée. Il offre 50 heures de réserve de marche, bat à 4 Hz et affiche heures, minutes, secondes et date.
Hublot met aussi en avant une exécution plus soignée, avec composants anthracite et platines brossées. La montre reçoit un verre saphir, une étanchéité de 100 mètres et un bracelet caoutchouc avec boucle déployante en titane. Elle n’est pas limitée et sera proposée en boutique et chez les détaillants de la marque. Prix annoncé, environ 28 000 euros (30,900$) hors taxes, soit un niveau désormais aligné sur la Gérald Genta Geneva, pourtant un peu plus cotée chez les collectionneurs.