En bref
- Porsche a présenté la Mission S à New York
- La future supercar sera placée au-dessus de la 911
- Moteur central confirmé, technique encore largement secrète
Chez Porsche, la Mission S ne sert pas seulement à faire rêver. Le concept dévoilé jeudi à New York annonce une future supercar de série appelée à rester au catalogue, avec un positionnement supérieur à la 911. C’est une information importante pour la marque, qui réactive ainsi une tradition rare, celle des modèles vitrine capables de dominer la gamme.

Au sommet de la gamme, un rôle que Porsche n’abandonne pas
La 911, lancée en 1964, reste l’icône absolue de Porsche. Mais l’histoire de la marque compte aussi quelques machines à part. Il y a eu la 959 en 1985, un temps voiture la plus rapide du monde, puis la 911 GT1 Straßenversion, directement liée au programme du Mans. Plus tard sont arrivées la Carrera GT, souvent célébrée pour son caractère très analogique, puis la 918 Spyder, qui a redéfini à sa manière l’hybride rechargeable de hautes performances.
La Mission S s’inscrit clairement dans cette lignée. Et ce ne sera ni un exemplaire isolé, ni une série confidentielle.
Une première signature pour Tobias Sühlmann
Ce concept est aussi le premier modèle dessiné sous la direction de Tobias Sühlmann, nouveau patron du design. Le résultat est propre, net, très lisible. On reconnaît Porsche tout de suite, ce qui n’est pas un détail à ce niveau.
On retrouve des phares ronds dans l’esprit de la 911, une face avant basse qui rappelle la GT1, et une ligne de toit évoquant la 959. Les feux avant et arrière enveloppants renforcent cette recherche de surfaces tendues et de lignes claires. Les jantes allégées, elles, reprennent l’idée du dessin « dial » aperçu sur la 928.
Un habitacle minimaliste, entre références historiques et commandes physiques
À bord, même logique. Porsche cite ses anciennes 550 Spyder et 356 pour justifier une architecture qui place le conducteur très bas, presque enchâssé dans l’auto. L’ensemble vise une forme d’intemporalité, avec un dépouillement assez rare aujourd’hui.
Les écrans sont bien là, mais de petite taille. Et ils cohabitent avec des boutons physiques et des interrupteurs, un choix cohérent sur une voiture qui veut parler aux puristes sans tomber dans la nostalgie facile.
Porsche Mission S" width="678" height="452" />Ce que l’on sait déjà, et ce qui manque encore
Michael Leiters, le directeur général de Porsche, a rappelé qu’« une Porsche doit être reconnaissable comme une Porsche au premier regard ». Il a aussi expliqué que la Mission S donne un aperçu des idées qui façonneront la marque dans les années à venir.
Sur le plan technique, le dirigeant a confirmé une architecture à moteur central, comme sur les Carrera GT et 918 Spyder. La base technique sera inédite. Pour le reste, le flou demeure. Le quotidien allemand Handelsblatt évoquait récemment un flat-eight pour la version de série, mais Porsche n’a pas souhaité commenter. La date d’arrivée n’est pas connue non plus, et c’est sans doute le point que les collectionneurs suivront de près.