En bref
- Thompson arrive pour la première fois à Rome
- L’hôtel occupe un immeuble des années 1930 restauré
- 69 chambres et trois adresses pour manger
Un escalier monumental en marbre, un mur sculptural remis au jour, un sol incrusté signé Gio Pomodoro. C’est autour de ces traces du passé que Thompson Rome prend place, dans un immeuble romain des années 1930 désormais restauré. Pour Hyatt, c’est une première dans la capitale italienne.
Un bâtiment des années 1930 remis au centre du projet
L’adresse s’installe via delle Botteghe Oscure, près de Piazza Venezia, à une dizaine de minutes à pied du Panthéon. Le lieu compte 69 chambres et assume d’emblée une lecture patrimoniale de son architecture. La rénovation a permis de retrouver puis de restaurer plusieurs éléments d’origine, dont la grande cage d’escalier en marbre, mais aussi deux interventions de Gio Pomodoro.
Le parti pris est assez net. Thompson conserve ces pièces fortes et leur associe un décor plus actuel, avec mobilier sur mesure et matières aux tons neutres. Pas de rupture brutale, plutôt un dialogue. C’est ce qui donne du relief au projet.

L’art et le design cherchent l’équilibre
Cette logique se retrouve dans la collection d’œuvres installée dans l’hôtel. On y croise des créations issues de la Scuola Romana et de la Scuola di Piazza del Popolo, deux mouvements artistiques italiens du XXe siècle, mêlées à des pièces plus contemporaines disséminées dans la propriété.
Le choix n’est pas gratuit. L’hôtel se trouve près du musée Crypta Balbi, dans un secteur de Rome marqué, au fil des siècles, par la présence d’artistes et de chercheurs venus de toute l’Europe. Bon, l’idée est claire, ancrer l’adresse dans son quartier plutôt que plaquer un luxe interchangeable.
69 chambres, dont 20 suites, dans un registre plus intime
Dans les chambres, le ton change un peu. Le dessin intérieur va vers quelque chose de plus contemporain, avec bois et nuances chaudes pour créer une impression de refuge urbain. Sur les 69 clés, 20 sont des suites.
L’offre comprend une Junior Suite, des suites avec terrasse ou patio, certaines ouvertes sur la rue, ainsi que la Thompson Suite, qui dépasse les 1 000 pieds carrés. Cela représente un peu plus de 92 mètres carrés. Pas mal pour une adresse en plein centre historique.
Trois lieux de restauration pour ancrer l’adresse à Rome
La restauration s’organise autour de trois espaces. Le Lobby Lounge couvre une journée entière, du café du matin à l’aperitivo puis aux cocktails. Le plus attendu reste sans doute le Lyve Restaurant, mené par Fabio Fioravanti, passé par le trois étoiles Le Louis XV, Alain Ducasse à Paris.
Sa cuisine annonce une base méditerranéenne, avec une touche de côte italienne, des fruits de mer et des plats inspirés de la bouillabaisse. Au sommet, le Lyve Rooftop ajoute un argument simple et efficace, la vue sur Rome.

Une ouverture en novembre, avec une ambition très locale
L’ouverture est prévue en novembre. Amar Lalvani, directeur des opérations de Hyatt Hotels Corporation et président ainsi que directeur créatif du Hyatt Lifestyle Group, explique que le projet a d’abord été pensé à partir de la ville elle-même, du bâtiment à la manière de vivre romaine. L’ambition affichée est double, séduire les voyageurs, mais aussi donner aux Romains une adresse où revenir.
Dans une ville qui voit arriver plusieurs nouvelles ouvertures haut de gamme, cette première implantation de Thompson à Rome mise donc moins sur l’effet de nouveauté pure que sur un ancrage local très travaillé.