En bref
- Audi relance l’A2 en électrique fin 2026
- Jusqu’à 401 miles d’autonomie WLTP annoncés
- Prix d’entrée fixé à 38 350 euros
Audi remet sur la route l’A2 en version 100 % électrique, avec une arrivée annoncée en Europe à la fin de 2026. Le point qui retient tout de suite l’attention, c’est l’autonomie, jusqu’à 401 miles en cycle WLTP, soit environ 350 miles selon l’équivalence avancée pour l’EPA. Sur le papier, pour une compacte premium, c’est loin d’être anodin.
Une compacte pensée d’abord pour l’efficience
Le nouveau modèle reprend l’esprit décalé de l’ancienne A2, mais sans verser dans l’exercice de style excessif. Audi a travaillé des proportions assez singulières, avec porte-à-faux courts, pavillon légèrement fuyant et empattement de 109,1 pouces, pour un gabarit de 170,1 pouces de long, 70,5 de large et 61 de haut.
Le vrai sujet, c’est l’aérodynamique. Avec un coefficient de traînée de 0,24, la marque dit signer sa compacte la plus efficiente sur ce point. Soubassement presque entièrement fermé, prises d’air avant actives, arches de roues dessinées pour calmer les turbulences, jantes spécifiques de 18 à 20 pouces, pneus de 225 ou 235 mm, jusqu’aux poignées électriques à capteurs haptiques, tout va dans le même sens.
Un habitacle qui vise plus grand que son format
A bord, Audi promet une ambiance plus vaste que ne le laisse penser le gabarit extérieur. Le thème de design baptisé Softwrap habille la planche de bord et les contre-portes d’une surface textile qui se prolonge vers l’arrière. L’ensemble a l’air soigné, sans surcharge.
Le conducteur retrouve un écran Virtual Cockpit Plus de 11,9 pouces, associé à un écran courbe MMI de 12,8 pouces. Il faut ajouter un assistant dopé à l’IA, un planificateur d’itinéraire E-Tron et des fonctions connectées. Le sélecteur de marche migre sur la colonne de direction, ce qui libère de la place sur la console centrale.
Et ce n’est pas tout. Le chargeur sans fil compatible Qi 2.2 peut alimenter deux smartphones à 25 watts avec refroidissement actif. Le système Fidlock, livré de série dans ce segment premium selon la marque, permet de fixer en un clic des accessoires comme un porte-gobelet ou un sac. Le coffre offre 14,0 pieds cubes, jusqu’à 47,2 une fois la banquette rabattue. Les versions 228 et 322 ch ajoutent même un petit coffre avant de 0,5 pied cube.
Audi A2 2026" width="1280" height="853" />Quatre puissances, trois batteries et des écarts marqués
La gamme repose uniquement sur des moteurs électriques synchrones à aimants permanents, envoyant leur puissance aux roues arrière. Quatre niveaux sont prévus, 168, 187, 228 et 322 ch. Trois batteries sont proposées, 52,0, 61,0 et 84,0 kWh. Les deux plus petites utilisent des cellules LFP, la plus grosse passe au NMC.
Côté chiffres, la version 168 ch annonce 263 miles de rayon d’action. La 187 ch grimpe à 320 miles. Avec 84,0 kWh, la 322 ch est donnée pour 401 miles, tandis que la 228 ch est annoncée à 391 miles. La plus puissante abat le 0 à 62 mph en 5,7 secondes et pointe à 124 mph. Les autres sont limitées à 99 mph, avec des temps de 8,8, 7,9 et 7,0 secondes.
La recharge rapide en courant continu monte jusqu’à 183 kW sur les versions supérieures, pour un 10 à 80 % en 24 à 29 minutes selon la configuration. L’A2 E-Tron peut aussi alimenter des appareils en V2L et, sur certains marchés compatibles, renvoyer de l’énergie vers un logement via le V2H.
Un retour européen, avec un ticket d’entrée déjà fixé
En Allemagne, l’A2 E-Tron démarre à 38 350 euros pour la version 168 ch avec batterie de 52,0 kWh. Les variantes plus puissantes et mieux dotées dépassent les 50 000 euros. Le détail complet des tarifs doit suivre dans les prochaines semaines. Et pour le marché américain, la porte semble fermée.