En bref
- Bugatti dévoile une Veyron restaurée, unique
- Elle mêle codes de Chiron et Tourbillon
- Son tarif n’est pas communiqué
La Veyron n’est pas une ancienne Bugatti comme les autres. C’est l’auto qui a relancé la marque dans son ère moderne, après son rachat par VW Group. Présentée une première fois sous forme de concept au Japon en 1999, elle n’entrera en production que six ans plus tard. Et ce délai a compté, puisque ce coupé à moteur W-16 a fini par donner à Bugatti un successeur crédible aux Type 35 et Type 57. Jusqu’en 2015, la maison n’en produira que 450 exemplaires.
La voiture qui a relancé toute une maison
Ce poids historique explique le sens de la nouvelle opération dévoilée par Bugatti. La marque française a présenté une restauration unique baptisée La Maison Pur Sang Veyron 20 Years. Le nom dit l’essentiel, mais pas tout.
Car il ne s’agit pas d’une remise à neuf strictement fidèle. La division patrimoniale La Maison Pur Sang, déjà à l’œuvre sur la première Veyron restaurée en 2021, a aussi actualisé cet exemplaire sous la conduite de son propriétaire. Résultat, une auto qui regarde à la fois vers son passé et vers les modèles qui l’ont suivie.
Une restauration pensée comme un pont entre trois époques
Le changement le plus visible, c’est la robe bicolore. Bugatti associe le Rouge Rembrandt, développé pour la nouvelle Tourbillon, au Petrol Blue, une teinte bien connue sur la Chiron. L’ensemble est très juste, avec ce mélange de profondeur et de retenue qu’on attend de la marque.
Mais le travail ne s’arrête pas à la peinture. Les prises d’air reçoivent de nouveaux éléments de maillage en trois dimensions. Et la voiture adopte des roues plus grandes, en monte décalée, 20 pouces à l’avant et 21 pouces à l’arrière, tout en conservant un dessin proche de celui d’autres Veyron.
Bugatti La Maison Pur Sang Veyron" width="1200" height="675" />Un habitacle plus précieux, une fiche technique en retrait
À bord, la pièce maîtresse est la console centrale. Elle reçoit une finition Côte de Genève inspirée de l’horlogerie fine, un clin d’œil assez naturel chez Bugatti. Le reste de l’habitacle marie cuir Magnolia et surpiqûres Moccasin.
Sur la technique, en revanche, la marque reste discrète. Elle ne détaille pas la configuration exacte de cette auto, mais rappelle en creux l’héritage mécanique de la Veyron, elle aussi animée par un 8,0 litres W-16 quadriturbo. Dans sa définition Super Sport, ce bloc montait à 1 183 ch et 1 106 lb-pi de couple, avec un 0 à 100 km/h annoncé en 2,5 secondes et une vitesse de pointe de 267,856 mph.

Le prix manque, pas l’idée du standing
Bugatti ne donne aucun tarif pour cette restauration. Mais difficile d’imaginer autre chose qu’une facture à sept chiffres, quand la voiture d’origine coûtait au moins environ 1 078 000 euros (1,25 million de dollars). La suite, si elle vient, dira surtout jusqu’où La Maison Pur Sang compte faire vivre le patrimoine récent de la marque.