En bref
- McLaren dévoile la McL 6GT
- Première boîte manuelle depuis la F1
- Un modèle de série est visé pour 2028
Le fait marquant, ici, n’est pas seulement un nouveau concept. McLaren remet la boîte manuelle au centre du jeu avec la McL 6GT, une première pour la marque depuis la mythique F1 lancée en 1992.
Le retour d’un geste oublié chez McLaren
Chez McLaren, la F1 a longtemps servi de matrice, en design comme en ingénierie. Mais l’un de ses traits les plus marquants, sa transmission manuelle à six rapports, n’avait jamais réapparu sur un autre modèle de la maison. La McL 6GT corrige enfin cette absence.
Et il ne s’agit pas d’un artifice. La marque met en avant une vraie transmission manuelle, sans assistance informatique pour gérer les passages de rapports. C’est un détail technique, oui, mais aussi un parti pris. Dans un univers de plus en plus filtré, le choix a du relief.
McLaren dévoile la McL 6GT" width="1344" height="755" />Un concept qui regarde autant le passé que la fin de décennie
La McL 6GT reste un concept. McLaren le dit clairement, et des changements sont donc attendus avant la version définitive. Mais le prototype ne se contente pas d’occuper un stand, il annonce un modèle de série prévu pour 2028.
Les informations sur la mécanique restent floues. Le véhicule roulerait bien, d’après Car and Driver, mais McLaren ne détaille pas encore le moteur. Les images de l’habitacle montrent en revanche un schéma de boîte qui laisse penser à une configuration à six rapports, avec une pédale d’embrayage en Papaya Orange. Résultat ? Le message est limpide, même si la fiche technique ne l’est pas encore.
Le futur modèle est attendu autour de 1 380 000 euros (1.5 million $).
Une silhouette inspirée de la M6GT, avec des détails très McLaren
Pour le style, McLaren puise dans son histoire. La voiture exposée pendant la Monterey Car Week reprend l’esprit de la M6GT de 1969, la première voiture de route de Bruce McLaren. Ligne très basse, surfaces nettes, profil tendu d’un bout à l’autre.
Les grands feux avant retiennent l’œil, tout comme l’aileron arrière très bas, intégré avec retenue. Autre clin d’œil bien vu, l’ancien logo de la marque, le Speedy Kiwi, apparaît gravé sur le bouchon de réservoir.

Un habitacle moderne malgré le charme analogique
L’intérieur ne joue pas la nostalgie pure. La cabine s’intègre dans la carrosserie au lieu de simplement reposer dessus, et l’ensemble conserve les codes actuels de la marque, avec des affichages numériques face au conducteur.
Mais le grand levier posé sur la console centrale change tout dans la lecture de l’auto. Volant, sièges et contre-portes semblent habillés d’Alcantara. Bref, un mélange assez fin entre héritage mécanique et exécution contemporaine. Reste maintenant à voir ce que McLaren conservera jusqu’en 2028.