En bref
- Brabus lance un G cabriolet de 888 ch
- Seulement 10 exemplaires seront produits
- Prix de départ, 890 740 euros
Brabus ne vise pas le volume avec ce 900 Rocket Edition Cabrio. Le préparateur allemand n’en construira que 10 exemplaires, sur la base du Mercedes-AMG G 63, avec un tarif qui débute à 890 740 euros (un peu plus de 1 million de dollars). À ce niveau, on parle moins d’une simple variation du G-Wagen que d’un objet de collection roulant.
Une série très courte pour un G 63 hors norme
Le nom dit presque tout. Brabus reprend son registre le plus démonstratif avec un 4×4 découvert, survitaminé, pensé pour quelques clients seulement. Ce n’est pas le premier cabriolet dérivé du Classe G signé par l’atelier, mais c’est le plus puissant à ce jour, et l’un des plus spectaculaires dans l’exécution.
Ce choix de la rareté compte autant que la mécanique. Dans l’univers du luxe automobile, surtout sur des bases déjà iconiques, la série ultra-limitée fait partie de l’argument. Et ici, elle colle assez bien au projet.

Un cabriolet repensé bien au-delà du toit
La transformation commence évidemment par la carrosserie. Brabus a supprimé le toit du G 63, ainsi que toute la partie supérieure au-delà du montant C. À la place, on trouve une capote souple motorisée, conçue avec 500 composants inédits, dont un arceau en fibre de carbone destiné à préserver sa forme à vitesse élevée.
Mais le travail ne s’arrête pas là. La face avant devient plus agressive, le capot reçoit une prise d’air, les ailes élargissent encore la carrure de l’ensemble. La calandre troque aussi l’étoile à trois branches pour une pièce spécifique avec deux lames rouges et le logo Brabus. Le tout repose sur des jantes monobloc Platinum Edition, à trois branches, un clin d’œil appuyé à certaines créations de la marque dans les années 1980.

Habitacle sur mesure et mécanique de très haut niveau
À bord, le ton reste très lisible. Configuration quatre places, consoles centrales à l’avant comme à l’arrière, cuir noir, Alcantara, inserts en carbone brillant sur la planche de bord et les consoles, avec des touches Rocket Red disséminées dans l’habitacle. Chaque siège reçoit en plus des inserts matelassés avec le motif en coquille propre à Brabus. C’est chargé, oui, mais cohérent avec l’auto.
Sous le capot, le V8 biturbo passe de 4,0 à 4,5 litres. Pistons forgés, bielles haute performance, vilebrequin usiné dans la masse, la préparation est lourde. Résultat, 888 ch et 1 250 Nm environ de couple, envoyés aux quatre roues par une boîte automatique à neuf rapports.
Le 0 à 100 km/h est annoncé en 3,2 secondes, pour une vitesse maximale bridée à 240 km/h. La suspension réglable peut aussi abaisser la garde au sol de 4,6 cm. Un détail technique, mais qui rappelle une chose, ce cabriolet ne cherche jamais la demi-mesure.